C'est Caro qui le faisait remarquer ce matin:
1 mois et un jour,
depuis notre retour.
Tiens, cette fois, je parle au nous...
1 mois et 1 jour depuis que nous ne sommes plus chez vous,
nous sommes chez nous.
Chez nous "chez nous".
Chez nous, dans notre chez nous, c'est.
Une adresse, longue en bouche avec des finales géographiques qui ne trompent pas. Un chiffre dans les milles, une rue au nom anglais et une ville avec des lettres muettes. Des lettres nous arrivent; nos coordonnées ont même commencé à attirer des comptes.
Oui. Ouch.
Donc!
Deux semaines depuis notre installation.
Toujours pas de boulot (voir énoncé ci-haut à propos des comptes).
Toujours pas d'hiver.
Je trouve des petits plaisirs dans les choses les plus simples.
Le sommeil.
La cuisine.
L'amour.
Les excentriques du quartier.
Le babillard du centre jeunesse emploi.
Cette fois-ci, c'est vrai, j'habite un vrai appart montréalais, dans une rue montréalaise(rouler les r.). En face de la fenêtre de notre salon, passe un escalier en colimaçon. Il y a deux couches de voisins en haut, 10 à gauche, 10 à droite. Derrière chez nous, situé chez nous je vous le rappelle, il y a une ruelle. Des cours arrières. Des tables de pic-nic, des cochonneries, des piscines, même. Derrière chez nous, il y a un érable japonais, d'un rouge magnifique, brûlant à l'automne. Je vous le montrerais bien, mais les feuilles sont toutes tombées déjà. Et je ne sais plus utiliser mon appareil numérique, vous savez ça.
L'an prochain, vous verrez.
On a signé pour 20 mois.