mercredi 7 novembre 2007

Un flocon (peut-être deux, ou trois...)

Un micro-blizzard poussé par un vent bizzare; on s'habitue doucement au contraire du printemps.

Ah, sortir dans la nuit, le nez qui sent au-delà de la congestion, les souvenirs qui savent reconnaître un présage: pas des goutelettes, trop froides et moins drettes. Les nouveau flocons ne savent pas orienter leur chute, c'est les lampadaires qui dessinent leur culbute, rapellent notre avancée dans la bonne saison: "ç'en est, hein, ç'en est?".

À vélo, une joie difficile à contenir sous un chapeau; plutôt au chaud, les oreilles bien cachées sous le rebord d'une tuque à mailles. Avec du rose. La voie est presque libre, car déjà les cyclistes préfèrent la chaleur de leur chaufrette à la sueur le long de leur dos. (Novembre, c'est encore trop tôt pour le métro.)

Rien ne peut rendre cette impression d'envolée légère frôlée par des critaux qui picotent les joues... Une intro qui suffit à ouvrir les portes de l'hiver.

S'il-te-plaît, tu m'as tant manqué...

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