mardi 25 décembre 2007
vendredi 21 décembre 2007
mardi 18 décembre 2007
Les plantes et les animaux
"À l'orée du bois,
Un oiseau s'envole,
J'ai trouvé la plume"
Des hommes qui vivent leur musique dans une communion contagieuse et qui chantonnent à l'enfantine en parfait unisson; un chanteur qui sue la fonte de l'hiver naissant, un guitariste/bassiste qui change d'instrument 4 fois dans la même chanson et un batteur qui se prend pour un instructeur de salsa. De bons ptits gars d'ici, dont le nom mérite d'être retenu.
Plants and animals
www.myspace.com/plantsandanimals
vendredi 14 décembre 2007
Mirage
Soudainement, l'envie de me retrouver sur la rue de la Victoire, à contempler cette Vue à couper le souffle sur l'immense porte de Hal posée avec majesté par le temps, juste en aval. La première fois que je l'ai vue, je me suis dite que ça devait être un mirage - c'était à l'ère pré-envelopage UNESCOïque.
Étonnamment, c'est un tableau que je n'ai jamais posé sur capteurs. Pas un seul cliché de la porte de Hal, vous vous imaginez! Je crois que j'ai fait exprès de la garder pour mes souvenirs, les "vrais", ceux qui happent les yeux sans prévenir quand nos seuls panoramas sont devenus écrans. Sans même ouvrir de dossier de fichiers, mon esprit se retrouve ailleurs, je la vois sous tous les angles.
Ah, se laisser aller par la gravité, en descente contemplative, posant agilement ses pieds sur les dalles à se casser le cou... (ah non, St-Gilles, c'est pas si pire que ça: je mélange avec mes souvenirs de Schaerbeek! ;)
(je soupire, et mon travail de fin de session trouve que je perds bien du temps à laisser vagabonder ainsi mon esprit au coeur de mon imaginaire sensoriel. "YOUHOOUUUU!!! LA TERRE APPELLE LA LUNEEEE, JE DOIS ÊTRE TERMINÉ DANS DEUX HEUREEEES!!!!!!" - je souffre officieusement de troubles d'attention)
Étonnamment, c'est un tableau que je n'ai jamais posé sur capteurs. Pas un seul cliché de la porte de Hal, vous vous imaginez! Je crois que j'ai fait exprès de la garder pour mes souvenirs, les "vrais", ceux qui happent les yeux sans prévenir quand nos seuls panoramas sont devenus écrans. Sans même ouvrir de dossier de fichiers, mon esprit se retrouve ailleurs, je la vois sous tous les angles.
Ah, se laisser aller par la gravité, en descente contemplative, posant agilement ses pieds sur les dalles à se casser le cou... (ah non, St-Gilles, c'est pas si pire que ça: je mélange avec mes souvenirs de Schaerbeek! ;)
(je soupire, et mon travail de fin de session trouve que je perds bien du temps à laisser vagabonder ainsi mon esprit au coeur de mon imaginaire sensoriel. "YOUHOOUUUU!!! LA TERRE APPELLE LA LUNEEEE, JE DOIS ÊTRE TERMINÉ DANS DEUX HEUREEEES!!!!!!" - je souffre officieusement de troubles d'attention)
jeudi 13 décembre 2007
Inspiration vocale
Tout comme à l'époque, je ne peux aucunement m'identifier à la chanson... Présentment, ça fait remonter pleins de matinées brumeuses où je laissais mes parents et ma soeur tranquilles, allumant sagement la télé et insérant la grosse cassette VHS dans le vidéo, presque incognito quand la nuit des autres n'était pas tout à fait terminée. J'avais presque oublié cette époque... mais clairement rien des effets spéciaux et moins spéciaux de ce clip - et quel plaisir de trouver l'enregistrement exact que je possèdais, le fameux TV spécial 87, ouais!
Est-ce que ça paraît que je ne peux pas me mettre au travail et finir ce maudit dernier papier pour l'université?
lundi 10 décembre 2007
En spectacle samedi au Savoy du Métropolis: Peppertree avec El Motor
Un spectacle surprise de Peppertree!!!! Nous sommes invités à jouer avec nos potes de El Motor (allez écouter ça au www.elmotor.ca, ou allumez votre radio, ils tournent désormais sur les ondes FM un peu tout ti partout!) pour un concert hybride-anglo-franco ce samedi 15 décembre au Savoy du Métropolis!!!!!!!!!!!!! On est trop trop heureux de se retrouver dans pareille salle, en pareille compagnie. Tout devrait y être: bon son, lumière, ambiance feutrant les frissons, enthousiasme. Ne manquerait que VOUS; l'occasion de nous voir dans des conditions, avouons-le, exceptionelles...
Les billets sont disponibles au www.ticketpro.ca au coût de 10$ (+ frais diaboliques) pour le show seulement, alors que si vous désirez en avoir plus pour votre argent, payez 17$ (+ frais encore, que croyez-vous!) et vous obtiendrez un album d' El Motor en prime! Ça devrait bien valoir ça. Nous allons faire tout en notre possible pour faire honneur à votre porte-feuille. Oh, et la distance ne devrait pas vous effrayer; je connais votre don pour la téléportation.

www.myspace.com/pptree
www.myspace.com/elmotor
* marianne *
ps: Je me fais une mission de distribuer mon attention après la prestation:)
Les billets sont disponibles au www.ticketpro.ca au coût de 10$ (+ frais diaboliques) pour le show seulement, alors que si vous désirez en avoir plus pour votre argent, payez 17$ (+ frais encore, que croyez-vous!) et vous obtiendrez un album d' El Motor en prime! Ça devrait bien valoir ça. Nous allons faire tout en notre possible pour faire honneur à votre porte-feuille. Oh, et la distance ne devrait pas vous effrayer; je connais votre don pour la téléportation.

www.myspace.com/pptree
www.myspace.com/elmotor
* marianne *
ps: Je me fais une mission de distribuer mon attention après la prestation:)
mercredi 5 décembre 2007
Tempête
Comment est-ce possible qu'on puisse prévoir 5cm de neige ou 2mm de grésil, mais pas 3 ans de malheur?
mardi 4 décembre 2007
Des voix dans la neige
À un monsieur le facteur savamment enneigé:
"- C'est un beau métier, ça!
- C'est ben l'fun aujourd'hui"
***
Au croisement d'un joyeux au ton foncé, un peu trop bien habillé:
"- Incroyable...
- Mais faut y croire!!!
- Je n'ai jamais vu ça de ma vie!
- Bienveue au Canada!"
***
En sourdine entre deux pelles
"- d'la belle neige... on va avoir de la belle neige pour Noël"
Notre rêve toujours.
La religion derrière les sacres de colère quand le char part pas.
"- C'est un beau métier, ça!
- C'est ben l'fun aujourd'hui"
***
Au croisement d'un joyeux au ton foncé, un peu trop bien habillé:
"- Incroyable...
- Mais faut y croire!!!
- Je n'ai jamais vu ça de ma vie!
- Bienveue au Canada!"
***
En sourdine entre deux pelles
"- d'la belle neige... on va avoir de la belle neige pour Noël"
Notre rêve toujours.
La religion derrière les sacres de colère quand le char part pas.
lundi 3 décembre 2007
Le cadeau du ciel
Congé forcé: c'est la tempêêêêêêêêêêêêêêêêête!!! Quel fabuleux climat sur un bout de continent taquin qui aime à semer le trouble aux humains qui le parcourent, toujours mésadaptés face à la paralysie de l'eau cristallisée en grande quantité.
Hier, ça sonnait comme une rumeur: "Y'a une tempête qui s'en vient à soir: 30cm, qu'y ont dit à' météo". C'était vrai que le ciel rosé commençait alors à se rapprocher pour nous parler d'averses froides.
Au petit matin, sans regarder les avertissements de fermetures scolaires, je me suis préparée, rituel toast et thé chaud, puis parée à marcher mes 500m jusqu'à l'école, pour une journée qui ne me tentait d'emblée pas du tout. J'espérais comme d'habitude un miracle qui allait dicter le bon déroulement de ma journée. L'escalier devant la maison était bien caché: n'y saillaient que les traces encore fraîches des pas d'Audrey, partie en mission quelques minutes plus tôt pour Apprendre. Au niveau du trottoir, il ne fallait qu'un moment pour constater l'étendu des dommages: les voitures prises en otage entre une rue trop étroite dont on a débarrassé la plus folle des couches à la hâte par de l'artillerie lourde il y a quelques heures et les trottoir-montagnes de saison, véritables sentiers sauvages qui seraient typiquement mieux accompagnés par des raquettes que par de vulgaires bottes de randonnées. Les passants étaient devenus rares sur les avenues maintenant désertes quand elles sont normalement achalandés à cette heure de pointe, donnant l'impression d'appartenir à une race survivante.

Au-delà de la vue, éblouissante, se trouvait encore plus fort: le silence. Sous tel couvert d'isolant naturel, tout bruit se feutre pour ne devenir que suggestion: paraît que là-bas... Encore plus que sous le grésil, encore plus encore qu'en pleine nuit, l'autre jour... L'iPod dans les poches, sans y bouger, car vraiment, vrai-ment, ça serait un pur sacrilège.
Tourné le coin Mt-Royal/St-Urbain, un mirage inespéré dans la blancheur enchantée: la voie à la cour des autobus jaunes, obstruée. Comme partout autour, sur la chaussée, autour des roues des voitures, sur les toits, dans les arbres, dans mes bottes: de la neige. Beaucoup de neige. "Les enfants sont au chaud des chaumières, avec leurs parents en congé forcé: c'est signe d'un besoin vraisemblable de beau rapprochement familial, ça!", me dis-je. Une euphorie s'installait en moi, de plus en plus forte à mesure que j'approchais la grande entrée principale de l'école, obstruée par le banc de neige le plus immaculé de tout le quartier. Rien d'un relief qui pourrait suggérer le travail de qui que ce soit. Seul ceux qui se battent avec ferveur découragée à déprendre leur voiture de l'emprise fo-folle de l'hiver juste en face semblent pris d'assez de volonté.



J'avais envie de rester en face, exploitant mon fou-rire à fond en admirant le spectacle miraculeux... mais le trafic sur le trottoir me poussait à marcher plus vite! "Vous continuez à ouvrir le ch'min?" me dit-on dans un accent d'ici et d'ailleurs. "Ah, ben sûr! Pas d'problème, ça fait plaisir!". Et de continuer ma route dans la mauvaise direction, juste parce que c'est si beau la première tempête de décembre et que ça fait parler aux inconnus jusqu'à la prochaine rue. "Vous aimez l'hiver?".
Dans pareille situation, parcourir un pâté de maison devient une exploration calculable en année-lumières. Les yeux rivés au sol, cherchant le meilleur support pour le prochain pas, sachant trop bien que même si le piéton d'avant chaussait du 8 aussi, j'allais en avoir jusqu'aux genoux de toute façon. Sans m'en déplaire. Cet acharnement ne dura qu'un temps, jusqu'à ce que je réalise dans ma concentration focalisée sur mon chemin de vie que les rues étaient absolument désertes et que j'y aurais aussi ma place, aux côtés de quelques vagabonds rusés - ou simplement mal chaussés. Tactique efficace si elle en est une, jusqu'à ce que s'approche l'automobilistum temererum qui nous obligera à partager l'étroite rue submergée.
Ce choix me fait quitter le paysage central de fin du monde pour reconnecter avec les débuts du mien, probablement mes premiers hivers de gamine assez grande pour revenir de l'école toute seule: la neige folle, celle qui rend distraite, rêveuse, émerveille dans la complexité de ses cristaux uniques et magnifiques, celle qui donne envie qu'on la mange, celle qui donne envie d'abandonner le pas difficile pour plutôt courir, foncer en s'enfonçant qu'en surface car où on se trouve n'a plus d'importance, celle qui aveugle gaiement car on n'a pas besoin de voir pour la sentir, celle qui fait tituber de bonheur, fondant en larmes sur notre visage chaud plein de vie. Tant qu'à se battre en déséquilibre à chaque enjambée d'une vie si folle aussi, plutôt voler, et manger le ciel en plein face.
Hier, ça sonnait comme une rumeur: "Y'a une tempête qui s'en vient à soir: 30cm, qu'y ont dit à' météo". C'était vrai que le ciel rosé commençait alors à se rapprocher pour nous parler d'averses froides.
Au petit matin, sans regarder les avertissements de fermetures scolaires, je me suis préparée, rituel toast et thé chaud, puis parée à marcher mes 500m jusqu'à l'école, pour une journée qui ne me tentait d'emblée pas du tout. J'espérais comme d'habitude un miracle qui allait dicter le bon déroulement de ma journée. L'escalier devant la maison était bien caché: n'y saillaient que les traces encore fraîches des pas d'Audrey, partie en mission quelques minutes plus tôt pour Apprendre. Au niveau du trottoir, il ne fallait qu'un moment pour constater l'étendu des dommages: les voitures prises en otage entre une rue trop étroite dont on a débarrassé la plus folle des couches à la hâte par de l'artillerie lourde il y a quelques heures et les trottoir-montagnes de saison, véritables sentiers sauvages qui seraient typiquement mieux accompagnés par des raquettes que par de vulgaires bottes de randonnées. Les passants étaient devenus rares sur les avenues maintenant désertes quand elles sont normalement achalandés à cette heure de pointe, donnant l'impression d'appartenir à une race survivante.
Au-delà de la vue, éblouissante, se trouvait encore plus fort: le silence. Sous tel couvert d'isolant naturel, tout bruit se feutre pour ne devenir que suggestion: paraît que là-bas... Encore plus que sous le grésil, encore plus encore qu'en pleine nuit, l'autre jour... L'iPod dans les poches, sans y bouger, car vraiment, vrai-ment, ça serait un pur sacrilège.
Tourné le coin Mt-Royal/St-Urbain, un mirage inespéré dans la blancheur enchantée: la voie à la cour des autobus jaunes, obstruée. Comme partout autour, sur la chaussée, autour des roues des voitures, sur les toits, dans les arbres, dans mes bottes: de la neige. Beaucoup de neige. "Les enfants sont au chaud des chaumières, avec leurs parents en congé forcé: c'est signe d'un besoin vraisemblable de beau rapprochement familial, ça!", me dis-je. Une euphorie s'installait en moi, de plus en plus forte à mesure que j'approchais la grande entrée principale de l'école, obstruée par le banc de neige le plus immaculé de tout le quartier. Rien d'un relief qui pourrait suggérer le travail de qui que ce soit. Seul ceux qui se battent avec ferveur découragée à déprendre leur voiture de l'emprise fo-folle de l'hiver juste en face semblent pris d'assez de volonté.
J'avais envie de rester en face, exploitant mon fou-rire à fond en admirant le spectacle miraculeux... mais le trafic sur le trottoir me poussait à marcher plus vite! "Vous continuez à ouvrir le ch'min?" me dit-on dans un accent d'ici et d'ailleurs. "Ah, ben sûr! Pas d'problème, ça fait plaisir!". Et de continuer ma route dans la mauvaise direction, juste parce que c'est si beau la première tempête de décembre et que ça fait parler aux inconnus jusqu'à la prochaine rue. "Vous aimez l'hiver?".
Dans pareille situation, parcourir un pâté de maison devient une exploration calculable en année-lumières. Les yeux rivés au sol, cherchant le meilleur support pour le prochain pas, sachant trop bien que même si le piéton d'avant chaussait du 8 aussi, j'allais en avoir jusqu'aux genoux de toute façon. Sans m'en déplaire. Cet acharnement ne dura qu'un temps, jusqu'à ce que je réalise dans ma concentration focalisée sur mon chemin de vie que les rues étaient absolument désertes et que j'y aurais aussi ma place, aux côtés de quelques vagabonds rusés - ou simplement mal chaussés. Tactique efficace si elle en est une, jusqu'à ce que s'approche l'automobilistum temererum qui nous obligera à partager l'étroite rue submergée.
Ce choix me fait quitter le paysage central de fin du monde pour reconnecter avec les débuts du mien, probablement mes premiers hivers de gamine assez grande pour revenir de l'école toute seule: la neige folle, celle qui rend distraite, rêveuse, émerveille dans la complexité de ses cristaux uniques et magnifiques, celle qui donne envie qu'on la mange, celle qui donne envie d'abandonner le pas difficile pour plutôt courir, foncer en s'enfonçant qu'en surface car où on se trouve n'a plus d'importance, celle qui aveugle gaiement car on n'a pas besoin de voir pour la sentir, celle qui fait tituber de bonheur, fondant en larmes sur notre visage chaud plein de vie. Tant qu'à se battre en déséquilibre à chaque enjambée d'une vie si folle aussi, plutôt voler, et manger le ciel en plein face.
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