mercredi 31 octobre 2007

Suggestions de costume d'Halloween de dernière minute

(idées délirantes gracieuseté de M. Rob Brezny)
  • Mythique phoenix
  • Vierge devenue guerrière portant la tête de la déité du feu sur un plateau d'argent
  • Pompier, pompière ou personne qui danse avec le feu
  • Ange descendant d'une échelle
  • Maison en désordre
  • Parachutiste
  • Vedette alcoolique en désintox
  • Miroir
  • Psychothérapeute
  • Oreille géante
  • Éponge
  • Journaliste
  • Espion, espionne
  • Fouineur, fouineuse
  • Dénonciateur, dénonciatrice
  • Spécialiste de la lèche d'une élégance impeccable qui transporte une liasse de gros billets
  • Wall street journal
  • Dionysys
  • Pan
  • Une "chamanatrice" avec un godémiché auto-adhésif
  • Magicien transgenre avec une immense baguette
  • Peintre enceinte
  • Fleur exsudant des bouffées de pollen
  • Sage-femme sexy
  • Croisement d'une déité avec un superhéros, par exemple: Bouddha et Spider-Man, la déesse Athéna et Storm des X-Man ou Jésus et Néo de La matrice
J'ai pour ma part puisé dans ma génétique profonde pour en faire ressortir mon sang amérindien...

Bon Halloween, et n'oubliez pas de regarder des deux côtés avant de traverser!

vendredi 26 octobre 2007

St-Laurent, Bld.

St-Laurent est en métamorphose profonde, totale. Depuis des mois, la Main s'est transformée en dolby où sautent à la mort des pépines dans des nids de poules croissant en trous béants, au grand désaroi de poupounes et commerçants qui aimeraient continuer leurs bonnes affaires.

On a en fait presque fini par oublier que St-Laurent existe, tellement un détour s'impose pour éviter de brusquer notre clame par un trop violent passage dans cette zone d'incomfort, ce brouaha de poussière et de gazoline.

Aujourd'hui, suprise! La plupart des clôtures de ciment marquant la définition central entre circulation et chantier avaient disparu; des trottoirs nouveaux avaient été déshabrillés, leur fraîcheur traduisant leur rigidité par des reflets des néons qui bayaient des premières minutes de leur matin. La tentation étaient grande d'y laisser une trace historique, momentesque: ce n'est pas très souvent dans l'histoire qu'on a la chance de visiter cette artère légendaire dans pareil costume d'inhabitude.

Les dalles coulées (oubliez ça, les trottoirs en pavé: ici, on aime ça, LE BÉTON! Si vous voulez un chemin raboteux, allez dans l'Vieux!), les barrières disparues et les voitures étant désormais presque toutes parties en exil sur des one-way-up à gauche à droite, les piétons se sont réapproprié le coeur de la ville. En fidèles, ils ont exprimé leur joie de la nouveauté par le choix d'une surface pour leurs pas: du nouveau gris.

Moi, je préfèrais de loin le véritable centre de la ville: marcher exactement sur le tracé du mur de Berlin montréalais, dans un décor de véritable no-man's land. Errer sans s'inquiéter de savoir si la voie est libre. Plutôt, être un véritable piéton curieux sans horaire: se permettre de ne pas questionner son parcours, trop emballé par ce dépaysement en plein connu - ça monte, ça monte...

J'ai un faible pour la négligence de passage.


Du centre de ce qui était autrefois (et probablement back tomorrow) la rue principale de la métropole, sous les coups de lumière discrets d'un soleil de plus en plus aveugle, je me suis mise à voir des choses: des boutiques que j'ai vu des centaines de fois, mais ce soir dans des maisons jamais apperçues auparavant, des fenêtres nichées dans des arcades, des 2 étages en brique blanches pour cacher des plafonds à haute surprise... St-Laurent se montrait d'une splendeur que je ne lui connaissais pas, en parfaite harmonie d'imperfections: à loisir, je pouvais laisser pivoter ma tête sur son axe, d'un côté puis de l'autre, le menton léger, toujours en première. J'avais libre devant moi des kilomètres d'exotisme en post-préparation: j'étais l'Humaine survivante, vainqueure d'une sélection naturelle qui ne laissa aucune chance aux désintéressés.

Il en prendra certainement (espérons-le) des décennie avant le prochain lifting du Boulevard. D'ici là, encore quelques ventes trottoir-neuf pour bloquer les rues et les bonder de marcheurs, mais jamais de pareille soirée pour libérer la voie aux vrais sentiments:

"je ne pensais jamais te dire ça, St-Laurent mais ce soir, je t'ai trouvé (,) superbe."

A Green Flash from the Sun EP

Enfin Prêt, l'arbre à épices flashé de vert à soleil!!!

C'est avec une grande joie (la-la-laaas teintés de fierté et d'enthousiasme) que je vous invite à consulter le site officiel de Peppertree ainsi que le Myspace pour entendre/vous procurer nos nouvelles chansons, fruit savoureux d'un travail illuminé, parsemé sur 8 mois de mesures de rondes, croches et pas croches, passant par détour à des postes frontaliers dans l'espace et distrait par un touch and go chez vous qui fit estamper janviver sur septembre: 4 nouvelles chansons pour occuper les rayons d'un mini-disque fort aimé et que j'espère, vous serez en mesure d'apprécier autant que nous.

Nous croyons beaucoup en vos bouches et oreilles... et apprécions énormément être mis au courant des effets secondaire des nos substances aériennes sur cette région précieuse de votre anatomie.
(Au-délà des images, il y a fort à couvrir comme ondes: des couleurs en douceur de mélodies et des épices en accords d'harmonie. Ma gorge se réjouit de sa nouvelle branche)


Des spectacles sont à venirs! Bien du fer à battre et toujours, une espérance d'envolée... Surveillez notre horaire pour plus de détails!

En espérant que vous allez bien et que vous saurez apprécier, en ligne, en chemin ou à nos côtés.


* m *


ps: Le nouveau fait son bout de chemin entre l'abstrait de l'inexistence, le vin et la forme. C'est l'enthousiasme d'un amour nouveau.

Ni clic ni clac today.
Ça devait bien faire 6 mois...
Drôle comme ça me remplit l'esprit de paix.

mardi 23 octobre 2007

Jour 2

Un nouvel environnement.

Environnement, pas comme dans changements-climatiques-recyclage-récupération-réutilisation-
referme-le-robinet-quand-tu-te-brosses-les-dents;

non.

Environnement comme dans 189-amis-cheveux-de-tous-les-bruns-toile-de-la-palette-
d'épiderme-la-plus-merveilleuse-qui-soit-qui-parlent-3-langues-
classe-moyenne-haut-bas-pas-huppé-faveur-défaveur-multi-ci-
mutli-ça-sur-un-boulevard-4-voies-dans-une-grande-grande-
maison-voix-d'enfants-qui-résonnent-en-cacophonie-berceuse:


66 nouveaux noms à mémoriser sur autant de nouveaux visages à apprendre à reconnaître; chacun avec sa vivacité d'esprit, ses troubles de comportement, ses difficultés d'apprentissage, son pupitre et ses lettres à l'envers, son fou rire espiègle, ses rages, ses gênes, ses fiertés, ses nouveaux souliers, ses yeux-aux-grandes-larmes-quand-ça-va-pas-
brillance-quand-aaaaaaahhh-je-comprends, ses quand-je-serai-grand.


Contrairement à bien des collègues McGilliennes qui ont été placées à plus d'une heure de transports en commun de leur résidence pour leur 3e stage, moi j'ai la vie belle: 100 mètres jusqu'à Mt-Royal, tourne à gauche, 400 mètres tout droit, puis à droite sur St-Urbain, 105 pas plein nord, et j'y suis. Bancroft Elementary. C'est 6 minutes quand je me dépêche pour ne pas être en retard le matin, 20 quand je ramasses des feuilles en chemin.

So far so good, je me sens comme dans un dÉcolaaaaaage. Ces journées d'observation où je ne semble pas pouvoir me retenir de sauter dans les nuages... Il y a tant à apprendre sur les nuages!

De la craie plein les doigts; de la poussière qui chatouille le nez des premiers de rangée. Des chaises qui grincent de leur vieux temps, des histoires d'Halloween qui n'en finissent plus - finnissent toujours avec des zombies et des caries...


Aujourd'hui en parcourant le journal d'écriture des élèves, je suis tombée sur un gros gros sourire, candide authenticité. Je vous le partage, parce que c'est trop cute:

" We have a student teacher named Mary Anne. She is very pretty and nice. I love the clothes that she is wearing."
- Rebekah


C'est une merveilleuse introduction à 7 semaines en montagnes russes, sur le Plateau.

vendredi 19 octobre 2007

jeudi 18 octobre 2007

Eille, Marianne, par ici!!!

Un dernier travail à livrer dans 2 heures et presque rien de composé so far... pfff... l'art de tourner les coins ronds. J'en ai plein mon casque, je vois plus rien... Mon cerveau une grand besoin d'escape dans ce monde de restrictions académiques, et je ne peux résister à le faire partir dans les espaces. La profondeur du ciel dans un écran, c'est bien distrayant...

mercredi 17 octobre 2007

17:46

À défaut d'avoir une illustration statique de la joie dont je suis atteinte (journée noir et blanc aujourd'hui) à vous présenter, j'ai trouvé une illustration montréalaise très vivante qui vous fera encore mieux comprendre la force et bien le genre émotif qui illumine mon regard.

La joie

Je rentre chaque jour avec un sentiment de bonheur telle que j'en frôle l'évanouissement. Je dois me saisir à la rampe du sombre escalier en angle, encore éblouie.

C'est fou de constater, en regardant autour lorsque souvent on se contenterait du bout de ses pieds entre deux destinations, à quel point on est entourés de gens sensibles au bonheur, au souffle de la vie et à son partage. Suffit de se permettre la complicité dans un regard, dans une cadence de pas - tranquilles ou pressés - , dans l'écoute d'un son, dans l'attente d'une lumière qui tarde à changer au vert, au croisement d'une chicane de trottoir. Tout peut être béatidude.


Oui, je regarde souvent le ciel: c'est l'inspiration ultime, la profondeur infinie, les nuances encore plus riche qu'un arc qui le traverse. Le ciel permet le vent ascensionnel qui nous porte; on peut y entendre bien des mélodies... suffit d'y porter oreilles et regard, unis. À vrai dire, on peut aussi fermer les yeux après un rapide coup d'oeil, transportés, complétant facilement les manques au panorama avec des bouts de souvenirs d'autres cieux. On doit en avoir des archives pas possibles: rangés en quantité, plus encore que des visages de foule étrangère et d'êtres aimés, plus que des paysages qui sentent la rosée, plus que des douceurs sur notre parchemin de peau. Il en existe même des reflets, mais méfiez-vous des imitations!


Apprécier le grouillement sous couvert noir, bleu ou nuageux, c'est encore plus beau que d'être dans une lune d'inquiétude. C'est contagieux, le bien-être de quelqu'un qui médite l'infini.

Spread the joy:))))))


* m *

mardi 16 octobre 2007


Les cîmes se dévoilent, après des mois (et parfois des années) de vie cachée derrière plus haut ou plus opaque que soi.

C'est désormais l'heure de gloire: la gloire aux teintes folles à la dernière volonté d'épater, la gloire de l'homme Chose presque oubliée, la gloire de cette lumière du midi qui fait arrêter en chemin et arriver en retard pour la reconnaissance de temps de splendeur.

C'est l'heure des ultimatum, et on se presse à remplir sa mission respective. Les retards, c'est pour tous.


ps: les statues de bronze de ce monument ont été coulées à Bruxelles!!!

Moules et frites

Après la fête d'Audrey hier, c'était celle de Carina aujourd'hui! Pour l'occasion: un bon souper moules et frites! En effet, il se trouve qu'un resto d'à côté se spécialise justement dans le houblon (une 100aine de sortes différentes, avec verre assorti;) de par le monde et servent des moules (provenance de l'Île-du-Prince-Édouard ( sortez vos atlas) et apprétées selon 40 façons différentes! C'est pas trop mal) et frites (il se pourrait très probablement que les patates viennent de l'IPÉ aussi, en fait!).

Je n'ai pas eu la chance de déguster ce mets qui me rapellerait de bons souvenirs (budget radicalement limité oblige, je priorise l'essentiel) mais par contre, j'ai quand même décidé de me joindre à la bande pour une bonne infusion aux bleuets en socialisant avec la fêtée. Ça m'a permis de faire une trouvaille qui fait sourire. Pas mal.

(jamais vu d'aussi près!)

lundi 15 octobre 2007

Pignon à gradins

belge (le pignon, pas les gradins... pensez-y!). Un véritable petit trésor architectural, digne de la grande rue des Harengs.

Même qu'en se concentrant très fort, on peut appercevoir le drapeau.

(Je crois que la Belgique me manque, mine de rien)

vendredi 12 octobre 2007

Feuilles

L'est du Mont-Royal a des airs de mal de mer. Au lieu d'injecter tant de goudron sur l'avenue du Parc et de ciment monument Georges-Étienne-Cartier ils auraient dû investir chez l'horticulteur: "De grands érables pour peindre une palette automnale complète, S.V.P".

Parce que l'automne, c'est une saison triste sans érables; même les forêts de la maison ont compris cette beauté.

Ici, c'est un peu morne.

Il faut un peu plus que des buissons feuilles-pointues-tissé-dans-la-clotûre pour distinguer Montréal de Bruxelles!


C'est vrai qu'on n'a pas beaucoup de rouge au drapeau, au Québec: le nationalisme bleu nous fait délaisser par orgueil notre véritable emblème végétale locale: l'érable, ce bel à feuille de feu de saison sans fumée (autour, si: de la vapeur qui sort des bouches et de la boucane des cheminées. Hmm, sinon, je vous laisse aussi rêver au calumet de la paix).

Pourtant, pourtant!!!! Il n'y a guère beaucoup d'acériculteurs ontariens ou yukonnais... c'est bête. Que font les autres Canadiens avec une grosse feuille d'érable dans leur passeport?

Ça pousse où, les fleurs de Lys? Fleurs de Lys de qui?


J'ai mis un de tes bas dans mes bagages sans m'en rendre compte.


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Quand j'écarte les doigts de ma main rougie par le froid, on dirait presque'une feuille. Je la garde, précieuse, dans ma poche. Je range les plumes d'hêtres et de chênes dans mon herbier; atlas à feuilles, là où je vous cache vous aussi.

mercredi 10 octobre 2007

J'en peux plus il faut que

Après 4 jours à être obsédée par ma propre voix(!) portée sur des feuilles jaunes et rouges, je me décide enfin au partage, espérant un courant d'air vers l'extérieur qui tournera les pages de mon cahier à partitions.

Je vous invite donc à aller poser votre oreille sur Sweet Rose, sur notre Myspace revigoré.

Je vous averti d'emblée qu'il s'agit d'une version plus que broche-à-foin de cette toute nouvelle création spontanée, enregistrée à la sauvette sur le iBook (son ambiant, fabuleux micro intégré, assis sur le plancher de bois brun à fourrure et coeurs) quelques minutes avant mon départ de chez David, juste au cas où on l'aurait déjà oubliée la prochaine fois... (c'est ben notre genre, ça). La guitare fait sauter la console en fin de balade, mais c'est endurable, je crois. Du moins, je me suis habituée avec les écoutes... Je peux vous confirmer que les paroles seront mieux livrées la prochaine fois, maintenant qu'elles ont plus que quelques minutes d'existence. D'ici là, vous avez droit à une expérience VIP au coeur de notre intimité!

Vos commentaires (constructifs ou non - on est même assez solides pour dealer avec les propos haineux, je crois... ;) à propos de cette douce et jeune Rose sont plus que bienvenus.

Bonne écoute!


* m *

mardi 9 octobre 2007

PS: Aujourd'hui, mes photos sont emprisonnées dans une bobine, douce petite cabane de poil. Elles ne ressemblent toujours à rien. Je vous les partage aussitôt que le film laissera passer la lumière.
(je peux déjà vous dire que je suis facilement suspendue au fils électriques, avec du grain GROS DE MÊME!;)

La honte/petite gêne

On September 24th, Marianne wrote:

"Je désire partager avec vous ce discours constant qui prend la forme justement très souvent de "curiosités" locales que je rencontre, en images, croquées par surprise, CHAQUE JOUR!"

...

(malaise)

J'ai tendance à flirter avec le perfectionnisme et l'attentionisme, ce qui fait que je suis difficilement capable de touch and go pur. Ok, mais j'y travaille, pour notre plaisir à tous...

samedi 6 octobre 2007

Tounes d'automne

Un peu à la Beth Gibbons et Rusty Man, David et moi nous sortons tranquillement de la rouille qui nous a pris sous la pluie froide de janvier jusqu'à celle d'octobre. C'est une saison de naissances, de joie et de contemplation.

C'était un sublime samedi de dimanche, les pieds froids et les mains qui rapetissaient de vibrer de toutes les merveilles derrière mes yeux; à échapper des mots de hasard sur des histoires douces, enveloppées de cordes.

Et de fil.
On sort nos chandails chauds du garde-robe.

vendredi 5 octobre 2007

Marie-Eve est à Bruxelles. Je ne suis plus à Mtl.