vendredi 12 octobre 2007

Feuilles

L'est du Mont-Royal a des airs de mal de mer. Au lieu d'injecter tant de goudron sur l'avenue du Parc et de ciment monument Georges-Étienne-Cartier ils auraient dû investir chez l'horticulteur: "De grands érables pour peindre une palette automnale complète, S.V.P".

Parce que l'automne, c'est une saison triste sans érables; même les forêts de la maison ont compris cette beauté.

Ici, c'est un peu morne.

Il faut un peu plus que des buissons feuilles-pointues-tissé-dans-la-clotûre pour distinguer Montréal de Bruxelles!


C'est vrai qu'on n'a pas beaucoup de rouge au drapeau, au Québec: le nationalisme bleu nous fait délaisser par orgueil notre véritable emblème végétale locale: l'érable, ce bel à feuille de feu de saison sans fumée (autour, si: de la vapeur qui sort des bouches et de la boucane des cheminées. Hmm, sinon, je vous laisse aussi rêver au calumet de la paix).

Pourtant, pourtant!!!! Il n'y a guère beaucoup d'acériculteurs ontariens ou yukonnais... c'est bête. Que font les autres Canadiens avec une grosse feuille d'érable dans leur passeport?

Ça pousse où, les fleurs de Lys? Fleurs de Lys de qui?


J'ai mis un de tes bas dans mes bagages sans m'en rendre compte.


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Quand j'écarte les doigts de ma main rougie par le froid, on dirait presque'une feuille. Je la garde, précieuse, dans ma poche. Je range les plumes d'hêtres et de chênes dans mon herbier; atlas à feuilles, là où je vous cache vous aussi.

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