Je rentre chaque jour avec un sentiment de bonheur telle que j'en frôle l'évanouissement. Je dois me saisir à la rampe du sombre escalier en angle, encore éblouie.
C'est fou de constater, en regardant autour lorsque souvent on se contenterait du bout de ses pieds entre deux destinations, à quel point on est entourés de gens sensibles au bonheur, au souffle de la vie et à son partage. Suffit de se permettre la complicité dans un regard, dans une cadence de pas - tranquilles ou pressés - , dans l'écoute d'un son, dans l'attente d'une lumière qui tarde à changer au vert, au croisement d'une chicane de trottoir. Tout peut être béatidude.
Oui, je regarde souvent le ciel: c'est l'inspiration ultime, la profondeur infinie, les nuances encore plus riche qu'un arc qui le traverse. Le ciel permet le vent ascensionnel qui nous porte; on peut y entendre bien des mélodies... suffit d'y porter oreilles et regard, unis. À vrai dire, on peut aussi fermer les yeux après un rapide coup d'oeil, transportés, complétant facilement les manques au panorama avec des bouts de souvenirs d'autres cieux. On doit en avoir des archives pas possibles: rangés en quantité, plus encore que des visages de foule étrangère et d'êtres aimés, plus que des paysages qui sentent la rosée, plus que des douceurs sur notre parchemin de peau. Il en existe même des reflets, mais méfiez-vous des imitations!
Apprécier le grouillement sous couvert noir, bleu ou nuageux, c'est encore plus beau que d'être dans une lune d'inquiétude. C'est contagieux, le bien-être de quelqu'un qui médite l'infini.
Spread the joy:))))))
* m *
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