La météo annonce une méga tempête de neige, une autre, la je-sais-pas-combientième tellement il en a eu cette année - paraît que j'en ai manqué. À Montréal, on ne fournit plus à regarder la neige arriver puis partir à dos de camion pour les grands dépotoirs blancs. Les trottoirs ne sont même plus chatouilleux, habitués qu'il sont à se faire toucher, masser et gratter de sel de mers à venir.
Ici à Princeville, les amoncellements se font fiers en hauteurs devant les maisons, se prennent à la fois pour terre et toits. Derrière la maison, des montagnes teintent leurs formes hivernales sur les excès des averses blanches, s'assurent du coup d'un manteau deux couleurs pour bien au-delà de la saison.
D'ici dzimanche, on devrait en avoir à la mi-mollet, pour nous raccourcir, ou plutôt jucher nos semelles 40 cm plus haut or so, fierté amusée; des niveaux qui changent tous les champs, sauf là où les pas qui poussent de côté et le vent poudre au coin des carrés. "Tout dépend de la durée de la nuit, des heures de tombée tranquille, qui ont déjà commencé", mon regard vient de me murmurer.
On reprend notre souffle et on en rit - j'en suis hilare comme pour rien d'autre, en tous cas. Je reste où mes extrêmes peuvent choir, éparses mais francs, sans compter les distances parce qu'elles se rappellent.
Surtout, ne jamais chercher l'abri nuclimate, qui ne sait qu'effrayer à en mal-trembler; pour les latitudes, plutôt ignorer les inexactitudes pour embrasser les habitudes. Surtout, endormir sa renaissance éblouie dans le mouvement d'un ici berçant. C'est un cliché à aller rêver.

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