jeudi 13 mars 2008

Tiens, un porte-voix

La construction identitaire au coeur d'une oeuvre... Comment faire pour ne pas être au moins amusé de cette trouvaille synchronisée entre l'académiquement parcouru et le personnellement vécu?

Université McGill, cours de Littérature québécoise, session 19.

Poème d'ouverture de l'Homme rapaillé (1970)
de Gaston Miron

J'ai fait de plus loin que moi un voyage abracadabrant
il y a longtemps que je ne m'étais pas revu
me voici en moi comme un homme dans une maison
qui s'est faite en mon absence
je te salue, silence

je ne suis pas revenu pour revenir
je suis arrivé à ce qui commence

.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que ton sourire est revenu tout à coup.

Judith