samedi 29 septembre 2007

Socrate


À ma manière, celui de Valérie.

jeudi 27 septembre 2007

Attrape Européen


La bière, elle rassemble.

Ce soir au Réservoir, un échantillon des vieux pays: des Français au bord du bar et une table d'Allemands à côté.

Pas besoin d'aller en Europe: elle est un peu ici, aussi. Suffit de tendre l'oreille ou de se laisser acoster dans la rue!

mercredi 26 septembre 2007

Allô!!!!

Quel plaisir que de se retrouver avec la Belgique au bout du fil, à rire et rire... concernée à l'extrême par un accent devenu artificiel bien trop exagéré pour mon cerveau naturalisé, trop contente d'entendre en direct le clapottis de la toilettes d'Élisa, les gloussement de Betty et quels sont les scores du Scrabbles.

Brol bruxellois...
Vous me manquez...

(Dramatisation)


mardi 25 septembre 2007

Avec Jen


On parle d'é change(ment);
on parle de caméras sur l'Asie et d'autres sur Paris;
on parle de distance avec brillance aux yeux, sans mascara.

On se retrouve, sur l'herbe;
on découvre ce qui commence à nous appartenir,
entre éducation et passion.

C'est beau,
et beaucoup!

*

lundi 24 septembre 2007

Je cours (presque)toujours

J'essaie de rattraper le temps qui passe (qui est passé, plutôt) hurlant à mes images de m'attendre, le bas brandit dans les airs, battant avec ma tête, molle, ne pouvant garder le rythme, le souffle trop court pour me ramener à niveau. Je dois me rendre à l'évidence: il m'en prendra probablement plus d'une an avant d'avoir bien géré mes photos de voyages. Je révise la beauté de chaque lieu et revisite la lumière d'instants magiques afin de fidèlement les reconnaître, leur redonner vie avec respect et attention. Pendant ce temps, mon quotidien continue à se faire croquer par mon regard curieux, dont l'enthousiasme est intarrissable. Je déteste les armes et pourtant, j'adore mitrailler... avec le sourire.

Tellement d'histoires peuvent être reliées à de simples couleurs et formes!!! C'est malade comment, à partir d'un cliché (surtout lorsque considéré en tant que fichier numérique: c'est une lignée de chiffres, merde!), on peut retrouver des souvenirs, des rires, des musiques... C'est un bon remède à l'esprit vide et à la page blanche - ici, l'été ne veut pas laisser sa place à l'automne, encore moins à l'hiver!

Vous aurez sûrement remarqué que j'utilise, plus que jamais (criss, oui!), Flickr comme lieu de présentation d'aventures et de coïncidences. Pourant ici, j'aimerais un peu plus avoir l'impression de partager une réalité, le long d'un fil, un peu comme une grande balade qui fait du bien. Je rêve d'un sentiment de satisfaction immédiate, de bien-être en conséquences.

Alors voilà, je ne me peux plus des décalages horaires: celui entre vous et moi (oh, bien sûr, ça me chicotte un peu chaque jour!) mais également celui entre le monde qui me parle et le moment où je l'écoute vraiment. Je désire partager avec vous ce discours constant qui prend la forme justement très souvent de "curiosités" locales que je rencontre, en images, croquées par surprise, CHAQUE JOUR!

Ça commence aujourd'hui!!!
Je vais même tricher et retourner vers le futur un peu (oui, je joue parfois avec les dates...;)
Ça commence un autre hier...

Même à McGill

Je me perds durant mes pauses, attirée par des lueurs sur le plancher et des tableaux verts délaissés: Il ne faut pas me laisser les portes ouvertes, vous savez...

Personne d'autre n('os)e regarde(r) le monde du 3700 McTavish de cette façon, il me semble. Et pourtant! Avec une telle vue, grattant le ciel de Montréal de haut en bas...

(Je suis désolée de ne pas vous avoir rapporté de bout de panorama.
Curieusement, j'ai plutôt regardé ceci:)




samedi 22 septembre 2007

Les auto-portraits


Correspondent tout à fait à l'esprit d'accident qui me plaît tant de l'argentique. Ici, c'est du numérique, mais avec toujours l'excitation (comme si je ne le savais pas ) d'un "de quoi j'ai l'air?".

(Quand j'aurai terminé mon photoshopping nombriliste, vous aurez droit à un beau set de moi-moi-moi, avec pas mal de paires de yeux et très peu de dents: plus facile de regarder que de sourire, lorsqu'il n'y a personne en face de nous! )

vendredi 21 septembre 2007

Oups!

J'ai oublié le pain dans le fin fond de la boîte à pain...


(on est loin des fines tranches, n'est-ce pas Élisa!)

Vol de nuit

C'est le milieu de l'après-jour; de ma fenêtre grande ouverte est inspirée une brise fraîche et sans lueur. Parfois le murmure de passants fait dévier mon regard de l'écran au clavier juqu'au mur, pour mieux écouter, comme si je pouvais m'accrocher, tirée sur le trottoir presque désert par un fil de mot qui avance au pas. Où vont-ils donc à une heure pareille? Pourquoi avoir choisi De Bullion? À quoi peuvent bien penser les passants silencieux?

La tranquilité ambiante vient tout juste d'être sérieusement brusquée: par une voiture filant à vive allure d'abord, puis par des couaquements. D'une fine subtilité, mais bien distincts; je les reconnais; je les reconnaîtrais parmis des millions de coucous; je les reconnaîtrais à travers la cacophonie d'un local de pratique de groupe heavy metal; je les reconnaîtrais avec une seule oreille; je les reconnaîtrais en plongée; je les reconnaîtrais les yeux fermés:
les oies sont revenues.

Elles survolent Montréal de nuit pour lui faire croire qu'elle est moderne et rapide; pour faire croire aux Montréalais qu'ils habitent une grande ville branchée. Pourtant, les triangles d'oies filent tout doucement mais ne daignent jamais s'arrêter... Elles repoussent toujours de leur ailes musclées les courbes du Mont-Royal, les lumières de Ste-Catherine et la froideur humide du St-Laurent. Elles profitent de la noirceur pour trahir leur couleur, mais elle ne réussiront jamais à déguiser leur cris en klaxons. Intermitent, ils me saluent en rapelant à ma mémoire des ciels sans fils frappés de blizzards de plumes blanches, tourbillonnant au-dessus des champs de blé. Il me rapelle l'eau polluée du réservoir Beaudet et les entousiastes ornitologues à camouflage; il me raporte les levers de lune sur les Appalaches et le miracle de la corde à linge - maman jure un jour avoir aperçu un voilier poussé à descendre en basse altitude par un petit biplace, si bas que les oies sont passées sous la corde à linge...

Ce soir, un ciel étoilé de becs par miliers...

mercredi 19 septembre 2007

Fausse alarme

Le jour où un réel feu éclatera dans nos écoles, il y aura pas mal de cheveux brulés. Ça sort pas vite... serait-ce que les souliers à talons les rendent moins dextères? Faut régler ça, les filles, come on...

mardi 18 septembre 2007

Dans les yeux de Grand-Papa



Il y a l’espièglerie de 81 ans;

Il y a la misère des vaches maigres, sans riz ni chocolat;

Il y a les vents des chantiers du nord et les chaudrons qui se cognent;

Il y a les routes qui ondulent et les fêtes qui enroulent;

Il y a la fierté des grandes tablées bordées de nouveaux petit-enfants;

Il y a l’amour d’un père et la tristesse d’avoir perdu sa belle petite à voix;

Dans les yeux de Grand-Papa, il y a l'inquiétude des derniers jours;

Dans les yeux de Grand-Papa, il y a le reflet des rayons d’un cœur sans ultimatum.

dimanche 16 septembre 2007

Goodbye my love, à ce soir dans mes rêves...

Marie-Ève a fait aujourd'hui le saut sur le vieux continent, en décalage en bonne et due forme. Surtout qu'elle a confondu Freiburg im Breisgau, Deutschland, et Fribourg, Suisse...!



Nous avons profité de sa dernière soirée parmis nous pour boire une bonne bière bien chère à sa santé.

C'est assuré que Marie-Ève passe par la Belgique et qu'elle vire l'Allemagne à l'envers dans les prochaines semaines. Vous saurez l'accueillir aussi bien que je l'ai été, j'espère ;)

vendredi 14 septembre 2007

Engeristrement de la-la-la


Vous aurez bientôt matière à écoute:
www.myspace.com/pptree

jeudi 13 septembre 2007

mercredi 12 septembre 2007

RVB

Aujourd'hui, je suis allée chercher mon film noir et blanc chez L.L. Lozeau: c'est le premier film à me passer entre les mains depuis 9 mois!!!! Mon excitation est presque aussi élevée que lorsque je brassais moi-même ma boîte de Paterson... ça doit bien faire 5 ans de cela... Je suis énervée comme une enfant. J'ai hâte de me rouler de nouveaux films... beaucoup moins cher, comme dans le bon vieux temps! J'imagine déjà mes kilomètres de film d'automne... Vivement du hasard, de l'aléatoire, des surprises. Et pourquoi pas, une perte de contrôle de l'image, pour toucher à un nouveau sens, à de nouveaux sens! Je jongle désormais à 3 caméra (je vous présente la 3e bientôt).

Montréal mérite qu'on n'essaie pas de trop la cerner, qu'on la découvre toujours sous un angle nouveau. Voici ma trouvaille "Plateau Mt-Royal " du jour: ce coin que je vois toujours de dos, mais n'avais jamais regardé en face.

mardi 11 septembre 2007

À quoi reconnaît-on une vraie Québécoise?


Parce qu'on est mieux en bas de laine qu'en bas de zéro!

lundi 10 septembre 2007

Comme c'est calme à Montréal

Marie-Eve part dans 5 jours pour Freiburg avec, aussi, les études comme prétexte au départ pour l'Europe-la-vieille. Elle me manquera jusqu'à janvier...

L'appartement est maintenant rempli à pleine capacité et Marianne-la-grande-chambre, partage sont espace vitale pour les heures de dodos. C'est une joie: on en dormirait presque main dans la main, si on ne pouffait pas autant de rire à deux.

Sous les draps de Calinours de Marie-Eve(vous les appelez Bisounours...) se cachent un type de boîte très spéciale, molle et rebondissante, que mon pied avait depuis trop longtemps taquiné.

Quand elle n'est pas là, je joue avec la gravité de son avant-départ.
Faut pas lui dire...

samedi 8 septembre 2007

Le Marché Jean-Talon

Un fantastique amalgame de campagne de couleurs happy sur ciment gris, réchauffées par un soleil de plomb tout rond. Les maraîchers y sont joviaux et partagent anecdotes et sourires rieurs dans de grandes mannes en bois.

C'est le temps des récoltes, et les champs du Québec débordent.

Notre frigo aussi!

Merveilleuse association de souvenirs
(je parlais de mon trip à St-Eustache! ;)


Vélos, SVP.

Tout embrasser

C'est si tranquille ici... on dort la porte grande ouverte. Les malfaiteurs n'existent pas dans notre monde d'empathie. Notre Arbre nous parle de grande bourrasques tropicales nocturnes, de nuages en furie, en route. La nuit est noire et douce, les yeux fermés.

J'ai l'esprit bien surpris de mettre désormais ma voix au service d'un groupe d'instruments vibrants; création et expansion, inside out, par séquences d'harmonieux bruit.

Les vêtements collés à la peau, près d'une fenêtre en plein respire, je rends mes derniers espoirs d'une journée complète. Mes draps, ce soir, ne me serviront à rien: c'est une nuit de flottaison entre l'ailleurs et l'exemplaire, sans les contraintes des attaches de blé frais.

vendredi 7 septembre 2007

L'arbre à poivre



Ça a commencé avec Stare, puis Patrick PP Poirier qui nous enregistre dans son studio à coucher en décembre. Puis un "Oh wow, quelle voix" qui me fit rougir et qui grossit en "On te veut sur nos tracks pour le prochain EP!".

Tout juste avant de partir pour Bruxelles, nous enregistrions ma voix sur fond de guitare acoustique et de métronome, dans l'espoir de finaliser durant mon absence les "I walk by" "Dreamers Aboard" et "Days Black Purple Night" vibrant sous les doigts des musiciens depuis les derniers temps.

8 mois plus tard, le groupe se retrouve, avec une nouvelle dose d'oestrogène. Je rejoins à pieds joints un groupe inspiré, avec des mecs bien inspirants, pour plus que des la-la-la.
Nous avons un spectacle dans 4 jours!
Le EP sortira finalement cet automne.


mercredi 5 septembre 2007

One year down the road

 
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Last year on September 5th, I was taking a last shot of myself as I was getting ready to have half of my hair cut. It was a historical day: 40cm gone - never again with the wind.

One year later, I'm doing an update of my image, seeing time and age starting to act on me. Maybe a yearly tradition from now on?

A simple perception of existence...

mardi 4 septembre 2007

Dis "fromage"

Hier, je me suis rendue au supermarché Loblaws (gi-gan-tesque) pour me ravitailler en denrée essentielles; c'était le jour de la fête du travail, mais rien ne pouvait stopper les marchants dans leur quête de profit quotidien. Aux tomates et concombres du jardin de Papa, j'allais ajouter avec enthousiasme raisins rouges, salade, oignons, humus, plant de basilic, beurre d'amande, riz basmati, pois chiches, tomates en canne, coucous, café, farine de blé entier, sucre et lait de soya.

Sur ma liste, 2 items européennement essentiels résistaient à la rayure: l'alcool et le fromage.

J'en ai trouvé, mais... mais...

C'était beaucoup trop cher!

Je ne peux pas, je ne pouvais simplement pas sortir de ma poche trouée 7$ pour une petite rondelle de camembert qui pue; je ne pouvais pas me convaincre que j'économisais 4$ sur le prix des bars en achetant ma bière en six-pack pour 2$ la bouteille. Et tant qu'à payer pour du fromage ou de la bière qui ne devraient pas en être... je refuse ce genre de compromis!

C'est dûr.

C'est dûr sur le coup, puis on se dit: "Bah, j'ai pas besoin de boire!" ou "On mange plus de produits laitiers qu'on en a besoin de toute façon". Et ça passe.

On revient le sac en forme de brique de toute façon, les bras tout étirés pour être brandis plus haut: la mission tout de même assez bien accomplie. Après les boîtes et la poussière, je franchissais une nouvelle étape dans mon installation de plus en plus concrète, un estomac en harmonie avec le frigo; je couche tout dans le quart supérieur droit et le tiroir du bas.

*

Comme de fait, en poursuivant plus tard le ménage avec Marie-Eve et Carina, nous avons trouvé une grosse bouteille de mousseux espagnol qui m'avait été donné et qui n'avait pas encore trouvé bouches ainsi qu'un bon gros sac de Doritos saveur de nachos piquant.

C'est bien de l'alcool gratuit, ça!

Et presque du fromage.

L'épicerie armée du salut


Un établissement montréalais impossible à imiter: fondé on ne sait quand par on ne sait plus qui. Certains appellent ça "l'Épicerie portugaise de St-Laurent", nous on l'appelle affectueusement "L'épicerie armée du salut".

Une épicerie sans nom, ou tout est moins cher qu'ailleurs:
On s'y croirait au festival du désordre (les allées sontn jonchées de paniers débordants de produits .
C'est également le paradis du vrac pas cher: des poubelles de plastique remplises de légumineuses de toutes sortes au feta vendu en bloc dans un bidon, en passant par la montragne de morue séchée malodorante au fond du magasin.

Assurément, c'est une expérience multiculturelle montréalaise sans pareil: que vous préfériez la sauce Madras, Tamari ou Worcestershire; la crème anglaise, glacée sans lactose ou Budwig; le pain afghan, italien ou à club, vous serez comblés dans vos recherches et les prix vous raviront. Où ailleurs existe-il du tofu à 1 piastre le bloc?

Bien sûr, il ne faut pas trop se poser de questions sur la structure de l'endroit ni sur la salubrité des installations. Oui, les caissières peuvent être bêtes (sens québécois du terme) mais à votre surprise, elle sauront parler 4 langues sans problème (j'ai découvert récemment que ma caissère de prédilection se débrouillait également en allemand! Certains jours, j'avoue jouer à l'anglo... ) Curieusement, les sacs à emballer proviennent d'épiceries concurrentes... quand on dit qu'il faut pas se prendre la tête!

Lampe de chevet

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samedi 1 septembre 2007

La nuit et le jour

Plus d'une belle semaine maintenant que je vis au rhytme de l'heure de l'est. Je me croyais presque rétablie à cet horaire de retard, commençant même à étirer mes journées, dérivant chaque jour encore un peu plus vers l'ouest. J'ai toujours eu l'habitude de profiter de la tranquilité de la maison alors que tous dorment à poigs fermés. Il n'y a pas de téléjournal; le téléphone ne peut jamais sonner, la beauté de l'extérieur ne peut pas nous distraire: ne compte que la lumière que l'on crée au coeur de la noirceur. C'est toujours étonnant comment on a les idées survivantes et fortes quand personne ne voit: cette concentration de fin de soirée est véritablement fertile et magique.

Fertile elle est lorsqu'on a des projets à mettre à terme pour le lendemain mais que rien n'est en voie d'être prêt: je décide alors d'aller au lit que lorsque la touche finale sera posée à mes projets, géants ou bénins. Hier soir, on est sortis bouger un peu pour l'anniversaire de David, puis raisonnable, je suis rentrée à la maison, aussi sobre qu'une girouette. M'attendait, espiègle, la montagne de mes effets personnels, dessinée en ragoût sur la table du salon du sous-sol, couvrant mes valises en pause et débordant sur le plancher froid. À 10h, je devais être prête à partir pour Montréal, et la pièce devait aussi être clean. Pas demain, la prépa: maintenant.

Et puis les "devait" s'enlignent et finissent par couvrir un éventail d'activités connexes, telles que fournir un repas d'extra à son corps marathonien, transférer mes photos de voyage dans les Balkans sur mon nouveau disque dur externe (la logique urgente, je vous dis!), classer mes disques en orde alphabétique dans le gros étui noir, en écouter quelques extraits... tellement qu'après quelques heures de production digne d'un après-souper bien banal plutôt que d'une nuit, les silhouettes des maisons commençaient à se dessiner dans la porte patio. Il restait fort à faire, pourtant... "c'était un projet d'hier ou d'aujourd'hui?", me demandait mon esprit égaré par le manque de sommeil.

L'envie fut plus forte que la raison: à 6h30, je plongeais les pieds dans la rosée fraîche d'une propriété privée voisine pour essayer de capter quelques visions matinales de mon arrière-cour. J'ai compris pourquoi ma préparation au déménagement avait tant tardé dans la nuit quand j'ai été plantée devant ce splendide spectacle: rien au monde n'existait d'autre que ces premiers instants de soleil. Il reignait silence et légèreté dans l'air... C'est vrai que c'est magnifique à la maison...




Une nuit blanche, donc? Oui. Au matin, je me suis fait des pancakes (je corrige mon vocabulaire depuis que j'ai eu droit à une quantitée fière de véritables crèpes "à la française - aucune ne peuvent être aussi délicieuses que les crèpes du mercredi d'Élisa!), comme au dimanche d'antan, sauf que je les ai savourées seule comme une grande. Enfin, pas tout à fait seule: avec du bon sirop d'érable. Encore mieux: avec du beurre d'érable!



La téléportation fut éventuelle, tout à fait réelle: je suis apparue sur la rue de Bullion avec tous mon brol en fin d'après-midi. Presqu'aucune vision de la beauté des longues rues bordées de verdure heureuse et des fascinantes ruelles miroir de l'envers ne parvenait à mes yeux endormis.

Je suis rapidement revenue à mes esprits lorsque j'ai constaté l'état de mon champ de bataille; il avait l'air d'une chambre! Pendant 5 heures, j'ai frotté, organisé, bougé, changé, afin d'essayer de retrouver mon reflet sur les murs, ma tonalité dans les couleurs ambiantes. Difficile de réssuciter les morts par contre: plusieurs de mes précieuses plantes sont tombées au combat... je blâme les sous-commandants de leur négligente ignorance. Heureusement qu'il y a le recrutement express chez les membres de même famille. Le bataillon sera complet après 5 petits jours.

Maintenant, mes neurones se meurent sans sommeil et je suis prise de la pire crise d'allergie officieuse spontanée de l'histoire de mon monde. Je goûte la poussière de mon souffle comme on goûterait un bon cigare. Les dépôts des 8 derniers mois (ah oui, je vous dis que ça ressemblait beaucoup à de la négligence extrême...) étaient encore bien frivoles; ils n'attendaient que quelqu'un les sorte prendre l'air. J'aurais cru que leur reconnaisance m'aurait épargné leur sale caractère...

Les dernières heures d'intense torchage-remise-à-zéro m'ont fait tousser en atchoumant, atchoumer en toussant. J'y trouvait presque un petit plaisir, jusqu'à ce que j'essaie de rompre le silence avec un interlocuteur extérieur à ma chambre. Résultat actuel : une perte de voix quasi totale. On m'entend fumeuse, on m'entend triste, on m'entend alcoolique, on m'entend trentenaire. Vous savez qu'il n'en est rien. Vous seuls connaissez la vraie histoire.

Août est bel et bien terminé.

I'm going back to the city

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