mardi 25 décembre 2007

Mon plus beau cadeau cette année


La banquise, originally uploaded by marlandova.

vendredi 21 décembre 2007

Je serai à la maison pour Noel.



mardi 18 décembre 2007

Les plantes et les animaux


"À l'orée du bois,

Un oiseau s'envole,
J'ai trouvé la plume"

Des hommes qui vivent leur musique dans une communion contagieuse et qui chantonnent à l'enfantine en parfait unisson; un chanteur qui sue la fonte de l'hiver naissant, un guitariste/bassiste qui change d'instrument 4 fois dans la même chanson et un batteur qui se prend pour un instructeur de salsa. De bons ptits gars d'ici, dont le nom mérite d'être retenu.

Plants and animals
www.myspace.com/plantsandanimals

vendredi 14 décembre 2007

bon ça y est, je suis totalement chavirée

Mirage

Soudainement, l'envie de me retrouver sur la rue de la Victoire, à contempler cette Vue à couper le souffle sur l'immense porte de Hal posée avec majesté par le temps, juste en aval. La première fois que je l'ai vue, je me suis dite que ça devait être un mirage - c'était à l'ère pré-envelopage UNESCOïque.

Étonnamment, c'est un tableau que je n'ai jamais posé sur capteurs. Pas un seul cliché de la porte de Hal, vous vous imaginez! Je crois que j'ai fait exprès de la garder pour mes souvenirs, les "vrais", ceux qui happent les yeux sans prévenir quand nos seuls panoramas sont devenus écrans. Sans même ouvrir de dossier de fichiers, mon esprit se retrouve ailleurs, je la vois sous tous les angles.

Ah, se laisser aller par la gravité, en descente contemplative, posant agilement ses pieds sur les dalles à se casser le cou... (ah non, St-Gilles, c'est pas si pire que ça: je mélange avec mes souvenirs de Schaerbeek! ;)

(je soupire, et mon travail de fin de session trouve que je perds bien du temps à laisser vagabonder ainsi mon esprit au coeur de mon imaginaire sensoriel. "YOUHOOUUUU!!! LA TERRE APPELLE LA LUNEEEE, JE DOIS ÊTRE TERMINÉ DANS DEUX HEUREEEES!!!!!!" - je souffre officieusement de troubles d'attention)

jeudi 13 décembre 2007

Inspiration vocale




Tout comme à l'époque, je ne peux aucunement m'identifier à la chanson... Présentment, ça fait remonter pleins de matinées brumeuses où je laissais mes parents et ma soeur tranquilles, allumant sagement la télé et insérant la grosse cassette VHS dans le vidéo, presque incognito quand la nuit des autres n'était pas tout à fait terminée. J'avais presque oublié cette époque... mais clairement rien des effets spéciaux et moins spéciaux de ce clip - et quel plaisir de trouver l'enregistrement exact que je possèdais, le fameux TV spécial 87, ouais!

Est-ce que ça paraît que je ne peux pas me mettre au travail et finir ce maudit dernier papier pour l'université?

lundi 10 décembre 2007

En spectacle samedi au Savoy du Métropolis: Peppertree avec El Motor

Un spectacle surprise de Peppertree!!!! Nous sommes invités à jouer avec nos potes de El Motor (allez écouter ça au www.elmotor.ca, ou allumez votre radio, ils tournent désormais sur les ondes FM un peu tout ti partout!) pour un concert hybride-anglo-franco ce samedi 15 décembre au Savoy du Métropolis!!!!!!!!!!!!! On est trop trop heureux de se retrouver dans pareille salle, en pareille compagnie. Tout devrait y être: bon son, lumière, ambiance feutrant les frissons, enthousiasme. Ne manquerait que VOUS; l'occasion de nous voir dans des conditions, avouons-le, exceptionelles...

Les billets sont disponibles au www.ticketpro.ca au coût de 10$ (+ frais diaboliques) pour le show seulement, alors que si vous désirez en avoir plus pour votre argent, payez 17$ (+ frais encore, que croyez-vous!) et vous obtiendrez un album d' El Motor en prime! Ça devrait bien valoir ça. Nous allons faire tout en notre possible pour faire honneur à votre porte-feuille. Oh, et la distance ne devrait pas vous effrayer; je connais votre don pour la téléportation.


www.myspace.com/pptree
www.myspace.com/elmotor


* marianne *


ps: Je me fais une mission de distribuer mon attention après la prestation:)

mercredi 5 décembre 2007

Tempête

Comment est-ce possible qu'on puisse prévoir 5cm de neige ou 2mm de grésil, mais pas 3 ans de malheur?

mardi 4 décembre 2007

Des voix dans la neige

À un monsieur le facteur savamment enneigé:
"- C'est un beau métier, ça!
- C'est ben l'fun aujourd'hui"

***

Au croisement d'un joyeux au ton foncé, un peu trop bien habillé:
"- Incroyable...
- Mais faut y croire!!!
- Je n'ai jamais vu ça de ma vie!
- Bienveue au Canada!"

***

En sourdine entre deux pelles
"- d'la belle neige... on va avoir de la belle neige pour Noël"

Notre rêve toujours.
La religion derrière les sacres de colère quand le char part pas.

lundi 3 décembre 2007

Le cadeau du ciel

Congé forcé: c'est la tempêêêêêêêêêêêêêêêêête!!! Quel fabuleux climat sur un bout de continent taquin qui aime à semer le trouble aux humains qui le parcourent, toujours mésadaptés face à la paralysie de l'eau cristallisée en grande quantité.

Hier, ça sonnait comme une rumeur: "Y'a une tempête qui s'en vient à soir: 30cm, qu'y ont dit à' météo". C'était vrai que le ciel rosé commençait alors à se rapprocher pour nous parler d'averses froides.

Au petit matin, sans regarder les avertissements de fermetures scolaires, je me suis préparée, rituel toast et thé chaud, puis parée à marcher mes 500m jusqu'à l'école, pour une journée qui ne me tentait d'emblée pas du tout. J'espérais comme d'habitude un miracle qui allait dicter le bon déroulement de ma journée. L'escalier devant la maison était bien caché: n'y saillaient que les traces encore fraîches des pas d'Audrey, partie en mission quelques minutes plus tôt pour Apprendre. Au niveau du trottoir, il ne fallait qu'un moment pour constater l'étendu des dommages: les voitures prises en otage entre une rue trop étroite dont on a débarrassé la plus folle des couches à la hâte par de l'artillerie lourde il y a quelques heures et les trottoir-montagnes de saison, véritables sentiers sauvages qui seraient typiquement mieux accompagnés par des raquettes que par de vulgaires bottes de randonnées. Les passants étaient devenus rares sur les avenues maintenant désertes quand elles sont normalement achalandés à cette heure de pointe, donnant l'impression d'appartenir à une race survivante.


Au-delà de la vue, éblouissante, se trouvait encore plus fort: le silence. Sous tel couvert d'isolant naturel, tout bruit se feutre pour ne devenir que suggestion: paraît que là-bas... Encore plus que sous le grésil, encore plus encore qu'en pleine nuit, l'autre jour... L'iPod dans les poches, sans y bouger, car vraiment, vrai-ment, ça serait un pur sacrilège.


Tourné le coin Mt-Royal/St-Urbain, un mirage inespéré dans la blancheur enchantée: la voie à la cour des autobus jaunes, obstruée. Comme partout autour, sur la chaussée, autour des roues des voitures, sur les toits, dans les arbres, dans mes bottes: de la neige. Beaucoup de neige. "Les enfants sont au chaud des chaumières, avec leurs parents en congé forcé: c'est signe d'un besoin vraisemblable de beau rapprochement familial, ça!", me dis-je. Une euphorie s'installait en moi, de plus en plus forte à mesure que j'approchais la grande entrée principale de l'école, obstruée par le banc de neige le plus immaculé de tout le quartier. Rien d'un relief qui pourrait suggérer le travail de qui que ce soit. Seul ceux qui se battent avec ferveur découragée à déprendre leur voiture de l'emprise fo-folle de l'hiver juste en face semblent pris d'assez de volonté.



J'avais envie de rester en face, exploitant mon fou-rire à fond en admirant le spectacle miraculeux... mais le trafic sur le trottoir me poussait à marcher plus vite! "Vous continuez à ouvrir le ch'min?" me dit-on dans un accent d'ici et d'ailleurs. "Ah, ben sûr! Pas d'problème, ça fait plaisir!". Et de continuer ma route dans la mauvaise direction, juste parce que c'est si beau la première tempête de décembre et que ça fait parler aux inconnus jusqu'à la prochaine rue. "Vous aimez l'hiver?".

Dans pareille situation, parcourir un pâté de maison devient une exploration calculable en année-lumières. Les yeux rivés au sol, cherchant le meilleur support pour le prochain pas, sachant trop bien que même si le piéton d'avant chaussait du 8 aussi, j'allais en avoir jusqu'aux genoux de toute façon. Sans m'en déplaire. Cet acharnement ne dura qu'un temps, jusqu'à ce que je réalise dans ma concentration focalisée sur mon chemin de vie que les rues étaient absolument désertes et que j'y aurais aussi ma place, aux côtés de quelques vagabonds rusés - ou simplement mal chaussés. Tactique efficace si elle en est une, jusqu'à ce que s'approche l'automobilistum temererum qui nous obligera à partager l'étroite rue submergée.


Ce choix me fait quitter le paysage central de fin du monde pour reconnecter avec les débuts du mien, probablement mes premiers hivers de gamine assez grande pour revenir de l'école toute seule: la neige folle, celle qui rend distraite, rêveuse, émerveille dans la complexité de ses cristaux uniques et magnifiques, celle qui donne envie qu'on la mange, celle qui donne envie d'abandonner le pas difficile pour plutôt courir, foncer en s'enfonçant qu'en surface car où on se trouve n'a plus d'importance, celle qui aveugle gaiement car on n'a pas besoin de voir pour la sentir, celle qui fait tituber de bonheur, fondant en larmes sur notre visage chaud plein de vie. Tant qu'à se battre en déséquilibre à chaque enjambée d'une vie si folle aussi, plutôt voler, et manger le ciel en plein face.

vendredi 23 novembre 2007

Crunch crunch

Des pas qui font crunch. Des pas qui font crunch, sur des heures de grésil, empilées elles aussi comme dans notre dossier "vie sur terre", se prennant pour la surface d'un nouveau monde.

La première neige sur la ville s'est avérée être une fausse. Une farce. Plutôt, de la fausse pluie, de la fausse grêle devenant fausse glace sur tout ce qu'elle embrasse.


Les jours de neige, le rhythme du monde ralentit; la marche prend sont temps pour s'aggriper au sol mouvant, roulant comme sur des billes minuscules, entre les traces des déneigeuses à chenille et des pieds des autres. Il faut désormais compter du temps au matin pour lasser les bottes et éviter les flaques de slush aux coins des trottoirs.

Comme premier froid de vent de neige, c'était assez rafraîchissant, aujourd'hui; c'était il y a bientôt un an de ça, déjà, que j'avais rencontré le véritable hiver face à face. La Belgique me mouilla les souliers, c'est vrai, mais jamais même elle ne me gela les orteils comme durant ma courte balade de ce soir; jamais les joues aussi rouges.


J'ai quitté l'appart avec de la musique qui me descendait dans les oreilles, alors que je glissais sud-est sur Hôtel-de-ville, ce one-way voisin qui pourtant ne me guide jamais vers quelque destination que ce soit. Ce soir, un peu.

C'était comme si le blanc recouvrant la chaussé y faisait paraître les maisons encore plus basses: on aurait cru presque possible de voir les toîts des deuxièmes étages, visages pâles prosternés en soumission au froid qui gagne déjà sur l'isolant. Une illusion d'optique, probablement. C'est qu'en fait, les fils de téléphone pendaient lourdement en traverse et nous donnaient l'impression d'être devenus des géants - on se demande parfois si ce n'est pas plutôt à cause des semelles des bottes. Les arbres aussi courbaient leurs attributs, comme soumis à la force accablante d'un demi-pouce de glace sur les branches, brillantes comme des lames de couteaux de cuisine: les plus gros, ceux qui font briser les gros morceaux d'un seul coup. Quand la gravité y rencontre trop de résistance, elle amène des pièces au sol.


Sans même parcourir tout le quartier, j'ai trouvé des visions nouvelles pour distraire mon esprit fatigué. Ces ruelles, vous savez, ces fameuses ruelles... et bien c'est trois semaines après l'Halloween qu'elles portent enfin leurs plus surprenants costumes. Méconnaissables, ces grandes et fines lignes de lumières bordant les portes closes de jardins bien endormis dans la brillance nocturne hivernale. On aurait dit alors tout éclairé par en-dessous. Les lampadaires fournissaient énergie et lumière dont s'alimente le ciel de mon parcours, sans besoin réel de raccourci. J'en étais si déboussolée que je me suis retrouvée dans un cul-de-sac. Le seul du coin.


J'étais partie avec des mélodies, mais rapidement, le silence environnant m'a suffi. Dans ma marche de nuit dans l'arrière-ville, mes pas faisaient crunch. Mes pas faisaient crunch, quand sous mes pieds bottés la surface indiquait, en plus de la fréquence, le parcours vertical de mon poids: tu pèses jusqu'ici, ah pis non, finalement, jusque là. Re-crunch. Oh, il faut s'entendre sombrer... une parcelle de seconde seulement... crunch encore. Le sol n'est jamais très loin, même si l'impression brise-glace peut faire craindre une ouverture soudaine et mortelle des flots glaçants en profondeur. Il n'en est rien. Les sables mouvants sont certainement plus incertains.


Les soirs de neige, alors que la moindre aventure automobile s'avère risquée, les déplacements sur roues se rarifient, permettant alors aux promeneurs une liberté de penser au-delà de la prudence directionelle. Les abitacles se retrouvent scellés sous vide et calme, et le vent de passage semble s'en inspirer sans ambarras. Les quelques vrombissements illuminés ne croisent les coins que par une intermittence timide, les mains dans les poches. Seuls le grattage de vitre des téméraires à rendez-vous et les murmures des passants osent percer cette quiétude .


La meilleure trame sonore à toutes ces pensées restera la raisonnance subtilement harmonieuse des précipitations perdues et des crunch-crunch; iPod ne les formate pas, ces plaisirs de premiers blancs froids.

jeudi 22 novembre 2007

Plus ça change, plus c'est pareil

On n'arrête pas d'en parler. On ne finira jamais d'en parler. C'est la culture qui est comme ça.
C'est nous.

J'ai peine à laisser l'accumulation actuelle au sol pour quelques heures de sommeil, après lesquelles je me réveillerai, et Montréal sera tout blanc tout blanc tout blanc.
Blanc collant.
Blanc mouillant.
Blanc glissant.

Elle est toujours réticente à suivre la tendance campagnarde, cette fière métropole qui préfère normalement être la trendsetter.

Cette histoire de nèége, ça date d'hier, mais pas d'hier-hier...



Faudra bien descendre le boulevard jusqu'à Chinatown. Mes bottes sont prêtes.

dimanche 11 novembre 2007

Petit bout de dimanche dans le bas du fleuve

(C'est si beau Montréal quand tout commence à frissonner)




samedi 10 novembre 2007

jeudi 8 novembre 2007

Cordes en ligne!

Peppertree version débranchée sera en prestation radio ce soir jeudi dans le cadre de l'émission Electro Pop Machin, à syntoniser sur les ondes au CIBL 101, 5FM quelque part entre 20:00 et 21:30, heure locale de l'Est. Il s'agira d'un avant-goût accoustique de ce qu'on va mener sur les planches électrifiées du Quai des Brumes samedi soir.

V
ous pouvez nous écouter outre-Atlantique au http://www.cibl1015.com/ quelque part dans la nuit... la rencontre parfaite entre cordes et ficelle.




mercredi 7 novembre 2007

Un flocon (peut-être deux, ou trois...)

Un micro-blizzard poussé par un vent bizzare; on s'habitue doucement au contraire du printemps.

Ah, sortir dans la nuit, le nez qui sent au-delà de la congestion, les souvenirs qui savent reconnaître un présage: pas des goutelettes, trop froides et moins drettes. Les nouveau flocons ne savent pas orienter leur chute, c'est les lampadaires qui dessinent leur culbute, rapellent notre avancée dans la bonne saison: "ç'en est, hein, ç'en est?".

À vélo, une joie difficile à contenir sous un chapeau; plutôt au chaud, les oreilles bien cachées sous le rebord d'une tuque à mailles. Avec du rose. La voie est presque libre, car déjà les cyclistes préfèrent la chaleur de leur chaufrette à la sueur le long de leur dos. (Novembre, c'est encore trop tôt pour le métro.)

Rien ne peut rendre cette impression d'envolée légère frôlée par des critaux qui picotent les joues... Une intro qui suffit à ouvrir les portes de l'hiver.

S'il-te-plaît, tu m'as tant manqué...

mardi 6 novembre 2007

Bleiben im Bett



Je n'avais jamais fait ça: calling-in sick, rester à la maison un jour de travail pour prendre soin de moi. Rester en boule dans le tôt matin (nous habitons un coquet appartement bien vivant et surtout, mal isolé) jusqu'à ce que mes bras aillent envie d'entension complète à la verticale et mes talons, de pression bien soutenue et d'un retour d'estomac où il se doit.

Les efforts étaient rares et faibles, le dodo d'après-midi, bien mérité, à errer entre les rêves de surfaces et la réalité fièvreuse. Dans le désordre des heures qu'on oriente à ne pas trop faire, j'ai trouvé une parcelle du repos qu'il me manquait en banque. J'ai espéré que le potage que je me suis fait à moi-même avec amour agisse comme un baume sur ma gorge rouge d'une colère qui ne m'appartient pas. Je pense à la petite scène, véritable quai de bois et de brume, qui nous attend samedi et à toutes ces notes qui attendent d'être livrées par les mots justes sur des envolées de guitares en possible transe... Rien de moins. Ah, j'irai bien...

Déjà, si demain le permet, je retourne à mes petits trésors grouillants de microbes.
Ah les ptits maudits...

mercredi 31 octobre 2007

Suggestions de costume d'Halloween de dernière minute

(idées délirantes gracieuseté de M. Rob Brezny)
  • Mythique phoenix
  • Vierge devenue guerrière portant la tête de la déité du feu sur un plateau d'argent
  • Pompier, pompière ou personne qui danse avec le feu
  • Ange descendant d'une échelle
  • Maison en désordre
  • Parachutiste
  • Vedette alcoolique en désintox
  • Miroir
  • Psychothérapeute
  • Oreille géante
  • Éponge
  • Journaliste
  • Espion, espionne
  • Fouineur, fouineuse
  • Dénonciateur, dénonciatrice
  • Spécialiste de la lèche d'une élégance impeccable qui transporte une liasse de gros billets
  • Wall street journal
  • Dionysys
  • Pan
  • Une "chamanatrice" avec un godémiché auto-adhésif
  • Magicien transgenre avec une immense baguette
  • Peintre enceinte
  • Fleur exsudant des bouffées de pollen
  • Sage-femme sexy
  • Croisement d'une déité avec un superhéros, par exemple: Bouddha et Spider-Man, la déesse Athéna et Storm des X-Man ou Jésus et Néo de La matrice
J'ai pour ma part puisé dans ma génétique profonde pour en faire ressortir mon sang amérindien...

Bon Halloween, et n'oubliez pas de regarder des deux côtés avant de traverser!

vendredi 26 octobre 2007

St-Laurent, Bld.

St-Laurent est en métamorphose profonde, totale. Depuis des mois, la Main s'est transformée en dolby où sautent à la mort des pépines dans des nids de poules croissant en trous béants, au grand désaroi de poupounes et commerçants qui aimeraient continuer leurs bonnes affaires.

On a en fait presque fini par oublier que St-Laurent existe, tellement un détour s'impose pour éviter de brusquer notre clame par un trop violent passage dans cette zone d'incomfort, ce brouaha de poussière et de gazoline.

Aujourd'hui, suprise! La plupart des clôtures de ciment marquant la définition central entre circulation et chantier avaient disparu; des trottoirs nouveaux avaient été déshabrillés, leur fraîcheur traduisant leur rigidité par des reflets des néons qui bayaient des premières minutes de leur matin. La tentation étaient grande d'y laisser une trace historique, momentesque: ce n'est pas très souvent dans l'histoire qu'on a la chance de visiter cette artère légendaire dans pareil costume d'inhabitude.

Les dalles coulées (oubliez ça, les trottoirs en pavé: ici, on aime ça, LE BÉTON! Si vous voulez un chemin raboteux, allez dans l'Vieux!), les barrières disparues et les voitures étant désormais presque toutes parties en exil sur des one-way-up à gauche à droite, les piétons se sont réapproprié le coeur de la ville. En fidèles, ils ont exprimé leur joie de la nouveauté par le choix d'une surface pour leurs pas: du nouveau gris.

Moi, je préfèrais de loin le véritable centre de la ville: marcher exactement sur le tracé du mur de Berlin montréalais, dans un décor de véritable no-man's land. Errer sans s'inquiéter de savoir si la voie est libre. Plutôt, être un véritable piéton curieux sans horaire: se permettre de ne pas questionner son parcours, trop emballé par ce dépaysement en plein connu - ça monte, ça monte...

J'ai un faible pour la négligence de passage.


Du centre de ce qui était autrefois (et probablement back tomorrow) la rue principale de la métropole, sous les coups de lumière discrets d'un soleil de plus en plus aveugle, je me suis mise à voir des choses: des boutiques que j'ai vu des centaines de fois, mais ce soir dans des maisons jamais apperçues auparavant, des fenêtres nichées dans des arcades, des 2 étages en brique blanches pour cacher des plafonds à haute surprise... St-Laurent se montrait d'une splendeur que je ne lui connaissais pas, en parfaite harmonie d'imperfections: à loisir, je pouvais laisser pivoter ma tête sur son axe, d'un côté puis de l'autre, le menton léger, toujours en première. J'avais libre devant moi des kilomètres d'exotisme en post-préparation: j'étais l'Humaine survivante, vainqueure d'une sélection naturelle qui ne laissa aucune chance aux désintéressés.

Il en prendra certainement (espérons-le) des décennie avant le prochain lifting du Boulevard. D'ici là, encore quelques ventes trottoir-neuf pour bloquer les rues et les bonder de marcheurs, mais jamais de pareille soirée pour libérer la voie aux vrais sentiments:

"je ne pensais jamais te dire ça, St-Laurent mais ce soir, je t'ai trouvé (,) superbe."

A Green Flash from the Sun EP

Enfin Prêt, l'arbre à épices flashé de vert à soleil!!!

C'est avec une grande joie (la-la-laaas teintés de fierté et d'enthousiasme) que je vous invite à consulter le site officiel de Peppertree ainsi que le Myspace pour entendre/vous procurer nos nouvelles chansons, fruit savoureux d'un travail illuminé, parsemé sur 8 mois de mesures de rondes, croches et pas croches, passant par détour à des postes frontaliers dans l'espace et distrait par un touch and go chez vous qui fit estamper janviver sur septembre: 4 nouvelles chansons pour occuper les rayons d'un mini-disque fort aimé et que j'espère, vous serez en mesure d'apprécier autant que nous.

Nous croyons beaucoup en vos bouches et oreilles... et apprécions énormément être mis au courant des effets secondaire des nos substances aériennes sur cette région précieuse de votre anatomie.
(Au-délà des images, il y a fort à couvrir comme ondes: des couleurs en douceur de mélodies et des épices en accords d'harmonie. Ma gorge se réjouit de sa nouvelle branche)


Des spectacles sont à venirs! Bien du fer à battre et toujours, une espérance d'envolée... Surveillez notre horaire pour plus de détails!

En espérant que vous allez bien et que vous saurez apprécier, en ligne, en chemin ou à nos côtés.


* m *


ps: Le nouveau fait son bout de chemin entre l'abstrait de l'inexistence, le vin et la forme. C'est l'enthousiasme d'un amour nouveau.

Ni clic ni clac today.
Ça devait bien faire 6 mois...
Drôle comme ça me remplit l'esprit de paix.

mardi 23 octobre 2007

Jour 2

Un nouvel environnement.

Environnement, pas comme dans changements-climatiques-recyclage-récupération-réutilisation-
referme-le-robinet-quand-tu-te-brosses-les-dents;

non.

Environnement comme dans 189-amis-cheveux-de-tous-les-bruns-toile-de-la-palette-
d'épiderme-la-plus-merveilleuse-qui-soit-qui-parlent-3-langues-
classe-moyenne-haut-bas-pas-huppé-faveur-défaveur-multi-ci-
mutli-ça-sur-un-boulevard-4-voies-dans-une-grande-grande-
maison-voix-d'enfants-qui-résonnent-en-cacophonie-berceuse:


66 nouveaux noms à mémoriser sur autant de nouveaux visages à apprendre à reconnaître; chacun avec sa vivacité d'esprit, ses troubles de comportement, ses difficultés d'apprentissage, son pupitre et ses lettres à l'envers, son fou rire espiègle, ses rages, ses gênes, ses fiertés, ses nouveaux souliers, ses yeux-aux-grandes-larmes-quand-ça-va-pas-
brillance-quand-aaaaaaahhh-je-comprends, ses quand-je-serai-grand.


Contrairement à bien des collègues McGilliennes qui ont été placées à plus d'une heure de transports en commun de leur résidence pour leur 3e stage, moi j'ai la vie belle: 100 mètres jusqu'à Mt-Royal, tourne à gauche, 400 mètres tout droit, puis à droite sur St-Urbain, 105 pas plein nord, et j'y suis. Bancroft Elementary. C'est 6 minutes quand je me dépêche pour ne pas être en retard le matin, 20 quand je ramasses des feuilles en chemin.

So far so good, je me sens comme dans un dÉcolaaaaaage. Ces journées d'observation où je ne semble pas pouvoir me retenir de sauter dans les nuages... Il y a tant à apprendre sur les nuages!

De la craie plein les doigts; de la poussière qui chatouille le nez des premiers de rangée. Des chaises qui grincent de leur vieux temps, des histoires d'Halloween qui n'en finissent plus - finnissent toujours avec des zombies et des caries...


Aujourd'hui en parcourant le journal d'écriture des élèves, je suis tombée sur un gros gros sourire, candide authenticité. Je vous le partage, parce que c'est trop cute:

" We have a student teacher named Mary Anne. She is very pretty and nice. I love the clothes that she is wearing."
- Rebekah


C'est une merveilleuse introduction à 7 semaines en montagnes russes, sur le Plateau.

vendredi 19 octobre 2007

jeudi 18 octobre 2007

Eille, Marianne, par ici!!!

Un dernier travail à livrer dans 2 heures et presque rien de composé so far... pfff... l'art de tourner les coins ronds. J'en ai plein mon casque, je vois plus rien... Mon cerveau une grand besoin d'escape dans ce monde de restrictions académiques, et je ne peux résister à le faire partir dans les espaces. La profondeur du ciel dans un écran, c'est bien distrayant...

mercredi 17 octobre 2007

17:46

À défaut d'avoir une illustration statique de la joie dont je suis atteinte (journée noir et blanc aujourd'hui) à vous présenter, j'ai trouvé une illustration montréalaise très vivante qui vous fera encore mieux comprendre la force et bien le genre émotif qui illumine mon regard.

La joie

Je rentre chaque jour avec un sentiment de bonheur telle que j'en frôle l'évanouissement. Je dois me saisir à la rampe du sombre escalier en angle, encore éblouie.

C'est fou de constater, en regardant autour lorsque souvent on se contenterait du bout de ses pieds entre deux destinations, à quel point on est entourés de gens sensibles au bonheur, au souffle de la vie et à son partage. Suffit de se permettre la complicité dans un regard, dans une cadence de pas - tranquilles ou pressés - , dans l'écoute d'un son, dans l'attente d'une lumière qui tarde à changer au vert, au croisement d'une chicane de trottoir. Tout peut être béatidude.


Oui, je regarde souvent le ciel: c'est l'inspiration ultime, la profondeur infinie, les nuances encore plus riche qu'un arc qui le traverse. Le ciel permet le vent ascensionnel qui nous porte; on peut y entendre bien des mélodies... suffit d'y porter oreilles et regard, unis. À vrai dire, on peut aussi fermer les yeux après un rapide coup d'oeil, transportés, complétant facilement les manques au panorama avec des bouts de souvenirs d'autres cieux. On doit en avoir des archives pas possibles: rangés en quantité, plus encore que des visages de foule étrangère et d'êtres aimés, plus que des paysages qui sentent la rosée, plus que des douceurs sur notre parchemin de peau. Il en existe même des reflets, mais méfiez-vous des imitations!


Apprécier le grouillement sous couvert noir, bleu ou nuageux, c'est encore plus beau que d'être dans une lune d'inquiétude. C'est contagieux, le bien-être de quelqu'un qui médite l'infini.

Spread the joy:))))))


* m *

mardi 16 octobre 2007


Les cîmes se dévoilent, après des mois (et parfois des années) de vie cachée derrière plus haut ou plus opaque que soi.

C'est désormais l'heure de gloire: la gloire aux teintes folles à la dernière volonté d'épater, la gloire de l'homme Chose presque oubliée, la gloire de cette lumière du midi qui fait arrêter en chemin et arriver en retard pour la reconnaissance de temps de splendeur.

C'est l'heure des ultimatum, et on se presse à remplir sa mission respective. Les retards, c'est pour tous.


ps: les statues de bronze de ce monument ont été coulées à Bruxelles!!!

Moules et frites

Après la fête d'Audrey hier, c'était celle de Carina aujourd'hui! Pour l'occasion: un bon souper moules et frites! En effet, il se trouve qu'un resto d'à côté se spécialise justement dans le houblon (une 100aine de sortes différentes, avec verre assorti;) de par le monde et servent des moules (provenance de l'Île-du-Prince-Édouard ( sortez vos atlas) et apprétées selon 40 façons différentes! C'est pas trop mal) et frites (il se pourrait très probablement que les patates viennent de l'IPÉ aussi, en fait!).

Je n'ai pas eu la chance de déguster ce mets qui me rapellerait de bons souvenirs (budget radicalement limité oblige, je priorise l'essentiel) mais par contre, j'ai quand même décidé de me joindre à la bande pour une bonne infusion aux bleuets en socialisant avec la fêtée. Ça m'a permis de faire une trouvaille qui fait sourire. Pas mal.

(jamais vu d'aussi près!)

lundi 15 octobre 2007

Pignon à gradins

belge (le pignon, pas les gradins... pensez-y!). Un véritable petit trésor architectural, digne de la grande rue des Harengs.

Même qu'en se concentrant très fort, on peut appercevoir le drapeau.

(Je crois que la Belgique me manque, mine de rien)

vendredi 12 octobre 2007

Feuilles

L'est du Mont-Royal a des airs de mal de mer. Au lieu d'injecter tant de goudron sur l'avenue du Parc et de ciment monument Georges-Étienne-Cartier ils auraient dû investir chez l'horticulteur: "De grands érables pour peindre une palette automnale complète, S.V.P".

Parce que l'automne, c'est une saison triste sans érables; même les forêts de la maison ont compris cette beauté.

Ici, c'est un peu morne.

Il faut un peu plus que des buissons feuilles-pointues-tissé-dans-la-clotûre pour distinguer Montréal de Bruxelles!


C'est vrai qu'on n'a pas beaucoup de rouge au drapeau, au Québec: le nationalisme bleu nous fait délaisser par orgueil notre véritable emblème végétale locale: l'érable, ce bel à feuille de feu de saison sans fumée (autour, si: de la vapeur qui sort des bouches et de la boucane des cheminées. Hmm, sinon, je vous laisse aussi rêver au calumet de la paix).

Pourtant, pourtant!!!! Il n'y a guère beaucoup d'acériculteurs ontariens ou yukonnais... c'est bête. Que font les autres Canadiens avec une grosse feuille d'érable dans leur passeport?

Ça pousse où, les fleurs de Lys? Fleurs de Lys de qui?


J'ai mis un de tes bas dans mes bagages sans m'en rendre compte.


* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *


Quand j'écarte les doigts de ma main rougie par le froid, on dirait presque'une feuille. Je la garde, précieuse, dans ma poche. Je range les plumes d'hêtres et de chênes dans mon herbier; atlas à feuilles, là où je vous cache vous aussi.

mercredi 10 octobre 2007

J'en peux plus il faut que

Après 4 jours à être obsédée par ma propre voix(!) portée sur des feuilles jaunes et rouges, je me décide enfin au partage, espérant un courant d'air vers l'extérieur qui tournera les pages de mon cahier à partitions.

Je vous invite donc à aller poser votre oreille sur Sweet Rose, sur notre Myspace revigoré.

Je vous averti d'emblée qu'il s'agit d'une version plus que broche-à-foin de cette toute nouvelle création spontanée, enregistrée à la sauvette sur le iBook (son ambiant, fabuleux micro intégré, assis sur le plancher de bois brun à fourrure et coeurs) quelques minutes avant mon départ de chez David, juste au cas où on l'aurait déjà oubliée la prochaine fois... (c'est ben notre genre, ça). La guitare fait sauter la console en fin de balade, mais c'est endurable, je crois. Du moins, je me suis habituée avec les écoutes... Je peux vous confirmer que les paroles seront mieux livrées la prochaine fois, maintenant qu'elles ont plus que quelques minutes d'existence. D'ici là, vous avez droit à une expérience VIP au coeur de notre intimité!

Vos commentaires (constructifs ou non - on est même assez solides pour dealer avec les propos haineux, je crois... ;) à propos de cette douce et jeune Rose sont plus que bienvenus.

Bonne écoute!


* m *

mardi 9 octobre 2007

PS: Aujourd'hui, mes photos sont emprisonnées dans une bobine, douce petite cabane de poil. Elles ne ressemblent toujours à rien. Je vous les partage aussitôt que le film laissera passer la lumière.
(je peux déjà vous dire que je suis facilement suspendue au fils électriques, avec du grain GROS DE MÊME!;)

La honte/petite gêne

On September 24th, Marianne wrote:

"Je désire partager avec vous ce discours constant qui prend la forme justement très souvent de "curiosités" locales que je rencontre, en images, croquées par surprise, CHAQUE JOUR!"

...

(malaise)

J'ai tendance à flirter avec le perfectionnisme et l'attentionisme, ce qui fait que je suis difficilement capable de touch and go pur. Ok, mais j'y travaille, pour notre plaisir à tous...

samedi 6 octobre 2007

Tounes d'automne

Un peu à la Beth Gibbons et Rusty Man, David et moi nous sortons tranquillement de la rouille qui nous a pris sous la pluie froide de janvier jusqu'à celle d'octobre. C'est une saison de naissances, de joie et de contemplation.

C'était un sublime samedi de dimanche, les pieds froids et les mains qui rapetissaient de vibrer de toutes les merveilles derrière mes yeux; à échapper des mots de hasard sur des histoires douces, enveloppées de cordes.

Et de fil.
On sort nos chandails chauds du garde-robe.

vendredi 5 octobre 2007

Marie-Eve est à Bruxelles. Je ne suis plus à Mtl.


samedi 29 septembre 2007

Socrate


À ma manière, celui de Valérie.

jeudi 27 septembre 2007

Attrape Européen


La bière, elle rassemble.

Ce soir au Réservoir, un échantillon des vieux pays: des Français au bord du bar et une table d'Allemands à côté.

Pas besoin d'aller en Europe: elle est un peu ici, aussi. Suffit de tendre l'oreille ou de se laisser acoster dans la rue!

mercredi 26 septembre 2007

Allô!!!!

Quel plaisir que de se retrouver avec la Belgique au bout du fil, à rire et rire... concernée à l'extrême par un accent devenu artificiel bien trop exagéré pour mon cerveau naturalisé, trop contente d'entendre en direct le clapottis de la toilettes d'Élisa, les gloussement de Betty et quels sont les scores du Scrabbles.

Brol bruxellois...
Vous me manquez...

(Dramatisation)


mardi 25 septembre 2007

Avec Jen


On parle d'é change(ment);
on parle de caméras sur l'Asie et d'autres sur Paris;
on parle de distance avec brillance aux yeux, sans mascara.

On se retrouve, sur l'herbe;
on découvre ce qui commence à nous appartenir,
entre éducation et passion.

C'est beau,
et beaucoup!

*

lundi 24 septembre 2007

Je cours (presque)toujours

J'essaie de rattraper le temps qui passe (qui est passé, plutôt) hurlant à mes images de m'attendre, le bas brandit dans les airs, battant avec ma tête, molle, ne pouvant garder le rythme, le souffle trop court pour me ramener à niveau. Je dois me rendre à l'évidence: il m'en prendra probablement plus d'une an avant d'avoir bien géré mes photos de voyages. Je révise la beauté de chaque lieu et revisite la lumière d'instants magiques afin de fidèlement les reconnaître, leur redonner vie avec respect et attention. Pendant ce temps, mon quotidien continue à se faire croquer par mon regard curieux, dont l'enthousiasme est intarrissable. Je déteste les armes et pourtant, j'adore mitrailler... avec le sourire.

Tellement d'histoires peuvent être reliées à de simples couleurs et formes!!! C'est malade comment, à partir d'un cliché (surtout lorsque considéré en tant que fichier numérique: c'est une lignée de chiffres, merde!), on peut retrouver des souvenirs, des rires, des musiques... C'est un bon remède à l'esprit vide et à la page blanche - ici, l'été ne veut pas laisser sa place à l'automne, encore moins à l'hiver!

Vous aurez sûrement remarqué que j'utilise, plus que jamais (criss, oui!), Flickr comme lieu de présentation d'aventures et de coïncidences. Pourant ici, j'aimerais un peu plus avoir l'impression de partager une réalité, le long d'un fil, un peu comme une grande balade qui fait du bien. Je rêve d'un sentiment de satisfaction immédiate, de bien-être en conséquences.

Alors voilà, je ne me peux plus des décalages horaires: celui entre vous et moi (oh, bien sûr, ça me chicotte un peu chaque jour!) mais également celui entre le monde qui me parle et le moment où je l'écoute vraiment. Je désire partager avec vous ce discours constant qui prend la forme justement très souvent de "curiosités" locales que je rencontre, en images, croquées par surprise, CHAQUE JOUR!

Ça commence aujourd'hui!!!
Je vais même tricher et retourner vers le futur un peu (oui, je joue parfois avec les dates...;)
Ça commence un autre hier...

Même à McGill

Je me perds durant mes pauses, attirée par des lueurs sur le plancher et des tableaux verts délaissés: Il ne faut pas me laisser les portes ouvertes, vous savez...

Personne d'autre n('os)e regarde(r) le monde du 3700 McTavish de cette façon, il me semble. Et pourtant! Avec une telle vue, grattant le ciel de Montréal de haut en bas...

(Je suis désolée de ne pas vous avoir rapporté de bout de panorama.
Curieusement, j'ai plutôt regardé ceci:)




samedi 22 septembre 2007

Les auto-portraits


Correspondent tout à fait à l'esprit d'accident qui me plaît tant de l'argentique. Ici, c'est du numérique, mais avec toujours l'excitation (comme si je ne le savais pas ) d'un "de quoi j'ai l'air?".

(Quand j'aurai terminé mon photoshopping nombriliste, vous aurez droit à un beau set de moi-moi-moi, avec pas mal de paires de yeux et très peu de dents: plus facile de regarder que de sourire, lorsqu'il n'y a personne en face de nous! )

vendredi 21 septembre 2007

Oups!

J'ai oublié le pain dans le fin fond de la boîte à pain...


(on est loin des fines tranches, n'est-ce pas Élisa!)

Vol de nuit

C'est le milieu de l'après-jour; de ma fenêtre grande ouverte est inspirée une brise fraîche et sans lueur. Parfois le murmure de passants fait dévier mon regard de l'écran au clavier juqu'au mur, pour mieux écouter, comme si je pouvais m'accrocher, tirée sur le trottoir presque désert par un fil de mot qui avance au pas. Où vont-ils donc à une heure pareille? Pourquoi avoir choisi De Bullion? À quoi peuvent bien penser les passants silencieux?

La tranquilité ambiante vient tout juste d'être sérieusement brusquée: par une voiture filant à vive allure d'abord, puis par des couaquements. D'une fine subtilité, mais bien distincts; je les reconnais; je les reconnaîtrais parmis des millions de coucous; je les reconnaîtrais à travers la cacophonie d'un local de pratique de groupe heavy metal; je les reconnaîtrais avec une seule oreille; je les reconnaîtrais en plongée; je les reconnaîtrais les yeux fermés:
les oies sont revenues.

Elles survolent Montréal de nuit pour lui faire croire qu'elle est moderne et rapide; pour faire croire aux Montréalais qu'ils habitent une grande ville branchée. Pourtant, les triangles d'oies filent tout doucement mais ne daignent jamais s'arrêter... Elles repoussent toujours de leur ailes musclées les courbes du Mont-Royal, les lumières de Ste-Catherine et la froideur humide du St-Laurent. Elles profitent de la noirceur pour trahir leur couleur, mais elle ne réussiront jamais à déguiser leur cris en klaxons. Intermitent, ils me saluent en rapelant à ma mémoire des ciels sans fils frappés de blizzards de plumes blanches, tourbillonnant au-dessus des champs de blé. Il me rapelle l'eau polluée du réservoir Beaudet et les entousiastes ornitologues à camouflage; il me raporte les levers de lune sur les Appalaches et le miracle de la corde à linge - maman jure un jour avoir aperçu un voilier poussé à descendre en basse altitude par un petit biplace, si bas que les oies sont passées sous la corde à linge...

Ce soir, un ciel étoilé de becs par miliers...

mercredi 19 septembre 2007

Fausse alarme

Le jour où un réel feu éclatera dans nos écoles, il y aura pas mal de cheveux brulés. Ça sort pas vite... serait-ce que les souliers à talons les rendent moins dextères? Faut régler ça, les filles, come on...

mardi 18 septembre 2007

Dans les yeux de Grand-Papa



Il y a l’espièglerie de 81 ans;

Il y a la misère des vaches maigres, sans riz ni chocolat;

Il y a les vents des chantiers du nord et les chaudrons qui se cognent;

Il y a les routes qui ondulent et les fêtes qui enroulent;

Il y a la fierté des grandes tablées bordées de nouveaux petit-enfants;

Il y a l’amour d’un père et la tristesse d’avoir perdu sa belle petite à voix;

Dans les yeux de Grand-Papa, il y a l'inquiétude des derniers jours;

Dans les yeux de Grand-Papa, il y a le reflet des rayons d’un cœur sans ultimatum.

dimanche 16 septembre 2007

Goodbye my love, à ce soir dans mes rêves...

Marie-Ève a fait aujourd'hui le saut sur le vieux continent, en décalage en bonne et due forme. Surtout qu'elle a confondu Freiburg im Breisgau, Deutschland, et Fribourg, Suisse...!



Nous avons profité de sa dernière soirée parmis nous pour boire une bonne bière bien chère à sa santé.

C'est assuré que Marie-Ève passe par la Belgique et qu'elle vire l'Allemagne à l'envers dans les prochaines semaines. Vous saurez l'accueillir aussi bien que je l'ai été, j'espère ;)

vendredi 14 septembre 2007

Engeristrement de la-la-la


Vous aurez bientôt matière à écoute:
www.myspace.com/pptree

jeudi 13 septembre 2007

mercredi 12 septembre 2007

RVB

Aujourd'hui, je suis allée chercher mon film noir et blanc chez L.L. Lozeau: c'est le premier film à me passer entre les mains depuis 9 mois!!!! Mon excitation est presque aussi élevée que lorsque je brassais moi-même ma boîte de Paterson... ça doit bien faire 5 ans de cela... Je suis énervée comme une enfant. J'ai hâte de me rouler de nouveaux films... beaucoup moins cher, comme dans le bon vieux temps! J'imagine déjà mes kilomètres de film d'automne... Vivement du hasard, de l'aléatoire, des surprises. Et pourquoi pas, une perte de contrôle de l'image, pour toucher à un nouveau sens, à de nouveaux sens! Je jongle désormais à 3 caméra (je vous présente la 3e bientôt).

Montréal mérite qu'on n'essaie pas de trop la cerner, qu'on la découvre toujours sous un angle nouveau. Voici ma trouvaille "Plateau Mt-Royal " du jour: ce coin que je vois toujours de dos, mais n'avais jamais regardé en face.

mardi 11 septembre 2007

À quoi reconnaît-on une vraie Québécoise?


Parce qu'on est mieux en bas de laine qu'en bas de zéro!

lundi 10 septembre 2007

Comme c'est calme à Montréal

Marie-Eve part dans 5 jours pour Freiburg avec, aussi, les études comme prétexte au départ pour l'Europe-la-vieille. Elle me manquera jusqu'à janvier...

L'appartement est maintenant rempli à pleine capacité et Marianne-la-grande-chambre, partage sont espace vitale pour les heures de dodos. C'est une joie: on en dormirait presque main dans la main, si on ne pouffait pas autant de rire à deux.

Sous les draps de Calinours de Marie-Eve(vous les appelez Bisounours...) se cachent un type de boîte très spéciale, molle et rebondissante, que mon pied avait depuis trop longtemps taquiné.

Quand elle n'est pas là, je joue avec la gravité de son avant-départ.
Faut pas lui dire...

samedi 8 septembre 2007

Le Marché Jean-Talon

Un fantastique amalgame de campagne de couleurs happy sur ciment gris, réchauffées par un soleil de plomb tout rond. Les maraîchers y sont joviaux et partagent anecdotes et sourires rieurs dans de grandes mannes en bois.

C'est le temps des récoltes, et les champs du Québec débordent.

Notre frigo aussi!

Merveilleuse association de souvenirs
(je parlais de mon trip à St-Eustache! ;)


Vélos, SVP.

Tout embrasser

C'est si tranquille ici... on dort la porte grande ouverte. Les malfaiteurs n'existent pas dans notre monde d'empathie. Notre Arbre nous parle de grande bourrasques tropicales nocturnes, de nuages en furie, en route. La nuit est noire et douce, les yeux fermés.

J'ai l'esprit bien surpris de mettre désormais ma voix au service d'un groupe d'instruments vibrants; création et expansion, inside out, par séquences d'harmonieux bruit.

Les vêtements collés à la peau, près d'une fenêtre en plein respire, je rends mes derniers espoirs d'une journée complète. Mes draps, ce soir, ne me serviront à rien: c'est une nuit de flottaison entre l'ailleurs et l'exemplaire, sans les contraintes des attaches de blé frais.

vendredi 7 septembre 2007

L'arbre à poivre



Ça a commencé avec Stare, puis Patrick PP Poirier qui nous enregistre dans son studio à coucher en décembre. Puis un "Oh wow, quelle voix" qui me fit rougir et qui grossit en "On te veut sur nos tracks pour le prochain EP!".

Tout juste avant de partir pour Bruxelles, nous enregistrions ma voix sur fond de guitare acoustique et de métronome, dans l'espoir de finaliser durant mon absence les "I walk by" "Dreamers Aboard" et "Days Black Purple Night" vibrant sous les doigts des musiciens depuis les derniers temps.

8 mois plus tard, le groupe se retrouve, avec une nouvelle dose d'oestrogène. Je rejoins à pieds joints un groupe inspiré, avec des mecs bien inspirants, pour plus que des la-la-la.
Nous avons un spectacle dans 4 jours!
Le EP sortira finalement cet automne.


mercredi 5 septembre 2007

One year down the road

 
Posted by Picasa

Last year on September 5th, I was taking a last shot of myself as I was getting ready to have half of my hair cut. It was a historical day: 40cm gone - never again with the wind.

One year later, I'm doing an update of my image, seeing time and age starting to act on me. Maybe a yearly tradition from now on?

A simple perception of existence...

mardi 4 septembre 2007

Dis "fromage"

Hier, je me suis rendue au supermarché Loblaws (gi-gan-tesque) pour me ravitailler en denrée essentielles; c'était le jour de la fête du travail, mais rien ne pouvait stopper les marchants dans leur quête de profit quotidien. Aux tomates et concombres du jardin de Papa, j'allais ajouter avec enthousiasme raisins rouges, salade, oignons, humus, plant de basilic, beurre d'amande, riz basmati, pois chiches, tomates en canne, coucous, café, farine de blé entier, sucre et lait de soya.

Sur ma liste, 2 items européennement essentiels résistaient à la rayure: l'alcool et le fromage.

J'en ai trouvé, mais... mais...

C'était beaucoup trop cher!

Je ne peux pas, je ne pouvais simplement pas sortir de ma poche trouée 7$ pour une petite rondelle de camembert qui pue; je ne pouvais pas me convaincre que j'économisais 4$ sur le prix des bars en achetant ma bière en six-pack pour 2$ la bouteille. Et tant qu'à payer pour du fromage ou de la bière qui ne devraient pas en être... je refuse ce genre de compromis!

C'est dûr.

C'est dûr sur le coup, puis on se dit: "Bah, j'ai pas besoin de boire!" ou "On mange plus de produits laitiers qu'on en a besoin de toute façon". Et ça passe.

On revient le sac en forme de brique de toute façon, les bras tout étirés pour être brandis plus haut: la mission tout de même assez bien accomplie. Après les boîtes et la poussière, je franchissais une nouvelle étape dans mon installation de plus en plus concrète, un estomac en harmonie avec le frigo; je couche tout dans le quart supérieur droit et le tiroir du bas.

*

Comme de fait, en poursuivant plus tard le ménage avec Marie-Eve et Carina, nous avons trouvé une grosse bouteille de mousseux espagnol qui m'avait été donné et qui n'avait pas encore trouvé bouches ainsi qu'un bon gros sac de Doritos saveur de nachos piquant.

C'est bien de l'alcool gratuit, ça!

Et presque du fromage.

L'épicerie armée du salut


Un établissement montréalais impossible à imiter: fondé on ne sait quand par on ne sait plus qui. Certains appellent ça "l'Épicerie portugaise de St-Laurent", nous on l'appelle affectueusement "L'épicerie armée du salut".

Une épicerie sans nom, ou tout est moins cher qu'ailleurs:
On s'y croirait au festival du désordre (les allées sontn jonchées de paniers débordants de produits .
C'est également le paradis du vrac pas cher: des poubelles de plastique remplises de légumineuses de toutes sortes au feta vendu en bloc dans un bidon, en passant par la montragne de morue séchée malodorante au fond du magasin.

Assurément, c'est une expérience multiculturelle montréalaise sans pareil: que vous préfériez la sauce Madras, Tamari ou Worcestershire; la crème anglaise, glacée sans lactose ou Budwig; le pain afghan, italien ou à club, vous serez comblés dans vos recherches et les prix vous raviront. Où ailleurs existe-il du tofu à 1 piastre le bloc?

Bien sûr, il ne faut pas trop se poser de questions sur la structure de l'endroit ni sur la salubrité des installations. Oui, les caissières peuvent être bêtes (sens québécois du terme) mais à votre surprise, elle sauront parler 4 langues sans problème (j'ai découvert récemment que ma caissère de prédilection se débrouillait également en allemand! Certains jours, j'avoue jouer à l'anglo... ) Curieusement, les sacs à emballer proviennent d'épiceries concurrentes... quand on dit qu'il faut pas se prendre la tête!